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RÉunions

Consultations

Consultation sur les programmes de financement de l’Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV) (Du 10 au 12 février 2008)

Du 10 au 12 février 2008, les ministères et organismes participant à l’ICVV (Agence canadienne de développement international, Agence de la santé publique du Canada, Industrie Canada, Instituts de recherche en santé du Canada, Santé Canada ) ont tenu une consultation sur les programmes de financement, à Ottawa.

L’objectif de cette consultation consistait principalement à obtenir de la rétroaction sur trois nouveaux programmes de financement de l’ICVV axés sur la découverte et la recherche sociale, la capacité de procéder à des essais cliniques et les réseaux, l’élaboration de politiques et la mobilisation communautaire. La consultation a également permis d’établir des réseaux intersectoriels et d’échanger de l’information sur l’ICVV.

Un large éventail d’intervenants nationaux et internationaux ont assisté à la réunion, notamment des représentants d’établissements de recherche du Canada et de l’étranger, d’organisations non gouvernementales, du secteur privé, des gouvernements provinciaux et territoriaux, des ministères et organismes fédéraux participants ainsi que d’autres ministères fédéraux.

L’un des principaux volets de la réunion comportait des exposés sur les sujets suivants :

  • Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH;
  • Initiative canadienne de vaccin contre le VIH;
  • Portrait mondial du VIH.

Par la suite, les participants ont tenu des discussions intensives pendant lesquelles ils ont pu offrir leurs conseils éclairés sur les priorités et sur des domaines d’intérêt particuliers.

Les résultats des discussions qui se sont déroulées dans le cadre de la consultation serviront à l’élaboration de la demande de propositions ou de l’appel de demandes. Au cours des prochaines semaines, nous publierons le rapport définitif de la réunion. De plus, nous mettrons en place des comités permanents, des forums d’échange d’information et d’autres mécanismes pour l’ICVV. 

 

Séances par satellite

Séance supplémentaire de la SCS, de CATIE et de la CISD dans le cadre du 19e congrès Canadien annuel sur la recherche sur le VIH et le sida

Rapport sommaire

Les technologies de prévention dans l’ensemble des mesures de prévention du VIH
Le 13 mai 2010, Saskatoon (Saskatchewan)

Grâce au financement de l’Initiative canadienne de vaccin contre le VIH, la Coalition interagence sida et développement (CISD), la Société canadienne du sida (SCS) et le Réseau canadien d’info-traitements sida (CATIE) ont été les hôtes d’un événement en marge du 19e Congrès canadien annuel sur la recherche sur le VIH et le sida qui portait sur les technologies de prévention dans l’ensemble des mesures de prévention du VIH. Cette séance par satellite, d’une durée d’une journée, a réuni 39 chercheurs, travailleurs communautaires et acteurs de la santé publique, membres des collectivités et intervenants gouvernementaux dans le but d’explorer la façon dont les nouvelles technologies de prévention (NTP) du VIH, y compris les vaccins, les microbicides et la prophylaxie préexposition, pourraient s’inscrire dans le continuum élargi des stratégies de prévention du VIH qui sont déjà en place.

Les objectifs de l’événement consistaient : à explorer comment les nouvelles technologies de prévention pourraient s’inscrire dans le paysage actuel des stratégies de prévention du VIH au Canada, à cerner les capacités et les besoins particuliers des intervenants dans le secteur des NTP, à dégager les principales questions qui émergent dans les politiques, les programmes, la recherche et la défense des intérêts communautaires, et à déterminer quels sont les intervenants qui doivent s’investir dans chacun de ces domaines. 

L’événement, d’une durée d’une journée, a commencé par des discussions en petits groupes où les participants ont fixé leurs priorités dans le secteur des technologies de prévention du VIH. Les questions prioritaires établies comprenaient notamment : les besoins des collectivités en matière de connaissances et de sensibilisation à l’égard des recherches qui sont effectuées, les aspects moraux de la recherche et de la mise en œuvre des NTP, y compris les utilisations non indiquées sur les étiquettes, les défis actuels de la prévention et les répercussions des NTP sur les programmes de prévention existants, comme l’augmentation possible des comportements à risque, la fausse distinction entre les interventions biomédicales et sociales et les difficultés que comporte la communication d’une efficacité partielle.

À la suite des discussions en petits groupes destinées à établir les priorités, des exposés ont été donnés par des experts dans le domaine au sujet des préoccupations des collectivités entourant l’accès aux microbicides, l’état de préparation des collectivités et leurs réticences, les premières expériences des collectivités avec l’utilisation des technologies de prévention, les perspectives des autorités de réglementation de Santé Canada, les problèmes sociaux et comportementaux engendrés par les nouvelles technologies de prévention et les technologies de prévention mises en contexte et observées dans la pratique.

Afin d’aborder les questions soulevées lors des exposés, les participants se sont lancés dans des discussions animées sur des questions liées aux programmes, aux politiques et à la réglementation, à la recherche et aux revendications communautaires. Plusieurs questions sont ressorties des quatre tables qui ont mis en évidence les besoins des différents intervenants et qui ont indiqué les prochaines étapes possibles. Les questions portaient notamment : sur la nécessité de tirer des enseignements des programmes de prévention existants, en particulier sur l’exécution d’une prophylaxie post-exposition; sur la nécessité de mieux faire connaître les NTP; sur la nécessité de s’entendre sur les collectivités qui auront la priorité et de prévoir les obstacles à l’accès; sur la nécessité d’anticiper les résultats des essais et de préparer les médias, les membres des collectivités et les organismes communautaires ou les ONG de lutte contre le sida en vue de différents scénarios d’efficacité; sur la nécessité de dresser un plan stratégique sur la façon dont les NTP pourraient s’inscrire dans le plan de prévention élargi; et sur la nécessité de prévoir des ressources pour la recherche liée aux NTP ainsi qu’un programme de recherche conjoint qui allie la science biomédicale et la science sociale ou comportementale. À en juger par les discussions sur les questions de réglementation, il était évident que les membres des collectivités se posent beaucoup de questions sur le processus de réglementation et sur le rôle que les collectivités peuvent jouer pour le guider. 

L’évaluation a révélé que l’événement connexe a été une réussite et plusieurs étapes à venir ont été déterminées qui serviront à orienter les travaux des trois organismes chargés de la mise en place, à mesure qu’ils feront des progrès dans le domaine de la prévention du VIH, en collaboration avec d’autres réseaux existants, notamment la mise en œuvre du plan d’action canadien sur les microbicides.


 

Séance supplémentaire de la SCS, de CATIE et de la CISD dans le cadre d’au premier plan : Le 6e  Symposium national de perfectionnement des compétences dans le domaine du VIH/SIDA

Sommaire

Le transfert et l’échange de connaissances et la prévention du VIH
Le 4 mars 2010, Montréal (Québec)

La recherche et les essais cliniques sur les nouvelles technologies de prévention du VIH, comme les vaccins, les microbicides et la phrophylaxie préexposition, permettent d’espérer une prévention plus efficace de la transmission du VIH. Les collectivités ont besoin de renseignements opportuns et exacts pour informer et mobiliser leurs membres. En réponse à ce besoin, la Société canadienne du sida (SCS), le Réseau canadien d’info-traitements sida (CATIE) et la Coalition interagence sida et développement (CISD), en partenariat avec la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCOSida), ont été les hôtes d’une réunion qui s’est tenue pendant une journée à Montréal, le 4 mars 2010, avec 74 participants inscrits provenant de différentes collectivités. Les conférenciers internationaux et canadiens ont fait le point sur la recherche, l’éthique et l’état de préparation des collectivités. La rencontre a permis d’atteindre le résultat visé, c’est-à-dire de transférer et d’échanger des connaissances en fonction des points saillants suivants :

  • Aucune technologie ne peut, à elle seule, se prêter à toutes les circonstances.
  • Un vaccin est possible si l’on tient compte des résultats encourageants de l’essai clinique sur le primovaccin ou vaccin de rappel RV144 en Thaïlande, qui a obtenu un taux d’efficacité de 31 % par rapport au groupe témoin. Même un vaccin relativement peu efficace pourrait engendrer une réduction importante du nombre de nouvelles infections. De nouveaux vaccins expérimentaux sont en cours de mise au point, notamment ceux qui s’appuient sur les anticorps isolés des volontaires qui ont des anticorps qui neutralisent naturellement le VIH.
  • Le traitement comme moyen de prévention, qui s’appuie sur le concept selon lequel les personnes qui vivent avec le VIH  et qui ont de faibles charges virales en raison du traitement seraient susceptibles de transmettre le VIH, fait l’objet de discussions.
  • L’éducation et les connaissances liées à la recherche sont indispensables pour amener les collectivités à participer, des premières étapes de la recherche, tout au long du processus de recherche.
  • Des études réalisées à l’Université de Toronto sur les dimensions sociales de la recherche sur les vaccins ont révélé des constatations importantes, notamment que les comportements à risque ne sont pas influencés par une participation à un essai clinique.
  • Les nouvelles technologies de prévention engendrent plusieurs défis pour les ONG de lutte contre le sida qui doivent composer avec une augmentation possible des comportements à risque. En outre, plusieurs questions morales sont soulevées et un débat s’impose sur des questions comme l’accès, l’emploi de médicaments pour la prévention en l’absence d’un traitement et le respect des droits des personnes qui refusent ou qui acceptent le traitement.

Plusieurs problématiques à l’échelle des collectivités sont ressorties des discussions et des commentaires des participants, comme l’application et le partage des connaissances, la formation des éducateurs communautaires, y compris les personnes qui vivent avec le VIH, les partenariats entre les collectivités et les chercheurs à toutes les étapes, la diffusion des résultats et la mise en place des produits, l’implication auprès des médias pour faire en sorte que la recherche soit communiquée avec exactitude afin d’éviter la stigmatisation et la discrimination. Plusieurs suggestions pour améliorer l’application et le partage des connaissances ont été échangées, y compris la création de sites d’information sur le Web, l’utilisation de nouveaux outils de réseautage social et des forums plus approfondis sur des sujets uniques, comme les vaccins et les microbicides.

Séance supplémentaire de Santé Canada et de l’ONUSIDA dans le cadre du 18e Congrès canadien annuel sur la recherche sur le VIH et le sida

Compte tenu des résultats des essais menés à ce jour et des progrès réalisés dans le domaine, la recherche sur la prévention du VIH est confrontée à un certain nombre de problèmes sur les plans de l’éthique et de la participation, tant au niveau de la conception que de la réalisation des projets de recherche et essais cliniques futurs. Les sujets particulièrement préoccupants sont, notamment : la consultation de la collectivité au sujet de l’élaboration de protocoles pour les essais; le processus d’obtention d’un consentement éclairé; l’établissement de mécanismes consultatifs communautaires adéquats; et l’établissement de normes en matière de prévention du VIH et de niveaux de soins.
Organisée par Santé Canada et l’ONUSIDA, cette séance était dirigée par un comité d’experts internationaux qui a présenté des leçons tirées fondées sur des données probantes en vue d’éclairer la réalisation des essais futurs dans les milieux aux ressources limitées et de faire mieux connaître deux publications, soit le Guide des bonnes pratiques de participation aux essais de méthodes biomédicales de prévention du VIH (GBP) et le document Problèmes d’éthique propres aux chercheurs canadiens menant des projets de recherche sur le VIH/SIDA à l’échelle internationale1.

La séance avait pour but :

  • d’accroître la capacité des chercheurs canadiens de réaliser des travaux de recherche sur la prévention du VIH qui s’appuient sur une approche axée sur les droits et qui correspondent aux pratiques exemplaires relatives à l’éthique dans la recherche et à la participation des collectivités;
  • de partager des expériences au moyen d’exemples et d’études de cas fondés sur des données probantes afin de tirer des enseignements des essais antérieurs sur la prévention du VIH et de guider la réalisation des essais futurs dans des milieux internationaux;
  • de faire mieux connaître deux séries de lignes directrices, soit le Guide des bonnes pratiques de participation aux essais de méthodes biomédicales de prévention du VIH (GBP) et le document Problèmes d’éthique propres aux chercheurs canadiens menant des projets de recherche sur le VIH/SIDA à l’échelle internationale.

Voici la liste des membres du comité d’experts, dans l’ordre où ils ont fait leur présentation :

Origin of the ethics and GPP documents and what they say about standard of prevention
Catherine Hankins, ONUSIDA

GPP Pilots in twelve settings
Lori Miller, AIDS Vaccine Advocacy Coalition

Standard of prevention and standard of care
Saladin Osmanov, Organisation mondiale de la Santé

GCM standard of care in trials
Katie West, Campagne mondiale pour les microbiocides

Positive Synergies in HIV Research Ethics Guidelines for International Settings
Dan Allman, Université de Toronto

Standard of prevention in biomedical HIV prevention trials
Catherine Hankins, ONUSIDA

Faits saillants des délibérations

  • Les types d’activités de recherche mises en évidence au cours de la séance, comme celles portant sur les normes relatives aux bonnes pratiques ou aux pratiques exemplaires, peuvent évoluer au fil du temps, peu importe qu’il s’agisse de normes de soins ou de normes de prévention. Par conséquent, il est impératif que nous nous préparions à changer d’orientation dans notre manière de travailler - et dans notre façon de guider les autres dans leur travail.
  • Les consultations communautaires sur les lignes directrices relatives aux bonnes pratiques de participation (BPP), qui sont dirigées par l’AVAC, ont été jugées novatrices et nécessaires. Elles seront utiles pour réviser et adapter les BPP en fonction du « langage » communautaire. Il semble, jusqu’à présent, que le document soit trop technique et que la traduction en d’autres langues soit également problématique.   
  • Au fur et à mesure qu’un nombre important d’essais liés à la recherche biomédicale pour la prévention du VIH se poursuivent et que d’autres résultats d’essais de phase avancée sont publiés, les chercheurs et les porte-parole canadiens s’intéressent de plus en plus à ce domaine d’investigation. Nous devons créer davantage d’occasions et d’outils permettant d’accroître les connaissances et les capacités des chercheurs, des décideurs et des représentants communautaires canadiens afin que tous puissent contribuer de manière pertinente aux dialogues internationaux, à la mobilisation des communautés et aux efforts de recherche entourant la prévention biomédicale du VIH, y compris les microbicides, les vaccins, la prophylaxie préexposition (PPE) et le traitement à titre préventif (traitement du partenaire séropositif en vue de réduire la transmission).

 

Environ 40 personnes ont participé à la séance.

 

Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV) Subvention d’équipe - Recherche sur un vaccin contre le VIH Forum d’établissement de partenariats Vaccin contre le sida : 2008, octobre 2008, Cap, Afrique du Sud

Sommaire

L’épidémie de VIH/sida sévit partout dans le monde et continue de toucher des millions de personnes. Il demeure évident que la mise au point et la distribution mondiale d’un vaccin préventif offrent la meilleure solution pour ne pas être dépassé par cette infection. Les échecs récents et fortement médiatisés des essais de vaccins contre le VIH, aussi déplorables qu’ils soient, ont eu pour effet d’accroître la détermination de la communauté de recherche à atteindre ce but, chaque échec offrant des enseignements précieux qui contribueront à la réussite finale. Il ne fait aucun doute que l’intensification des efforts se traduira par un dénouement positif. 

Pour appuyer la découverte internationale d’un vaccin contre le VIH, le gouvernement du Canada a lancé l’Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV), un partenariat entre cinq ministères fédéraux et la Fondation Bill et Melinda Gates. Cette initiative conjointe reconnaît le besoin d’accorder une attention particulière à tous les aspects de la recherche en vue de trouver un vaccin contre le VIH - de la découverte de base aux questions d’éthique et d’acceptation sociale. C’est pourquoi, dans le cadre du volet Découverte et recherche sociale de l’ICVV, sont lancées d’importantes possibilités de financement ciblant ces derniers aspects. Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et l’Agence canadienne de développement international (ACDI) unissent leurs efforts pour soutenir la découverte d’un vaccin contre le VIH et la recherche sociale, tout en renforçant la capacité en encourageant une participation et une collaboration accrues entre les chercheurs au Canada et dans les pays à faible et à moyen revenu (PFMR).

Au cours d’une consultation tenue en février 2008, la rétroaction du milieu de la recherche sur le VIH a permis de mieux voir quelles possibilités de financement avaient les plus grandes chances de succès. Sur la base des avis obtenus, des concours pour des subventions de fonctionnement et des subventions Catalyseur ont été lancés durant l’été 2008. L’accent a été mis ensuite sur le soutien d’équipes de chercheurs du Canada et de pays en développement intéressés par la recherche et la capacité de recherche liées à la découverte de vaccins contre le VIH et par les recherches connexes, notamment sur l’immunité muqueuse et l’immunité naturelle, ainsi que sur les questions sociales, comportementales et éthiques, comme les réticences culturelles et autres à l’utilisation de vaccins contre le VIH et leur influence sur le comportement. Un appel de demandes pour des subventions d’équipe est censé être lancé au début de 2009.

Pour que cette possibilité de financement soit pertinente et réponde dans toute la mesure du possible aux besoins du milieu de la recherche sur le VIH, l’ICVV a organisé un atelier d’établissement de partenariats en octobre 2008. Tenu à Le Cap comme séance satellite de la conférence AIDS Vaccine 2008, l’atelier a profité du rassemblement de chercheurs internationaux pour essayer de connaître leurs impressions sur le projet d’appel de demandes de l’ICVV pour des subventions d’équipe. Au cours de l’atelier d’une demi‑journée, les participants de sept pays différents ont écouté des joueurs clés dans le mouvement pour un vaccin contre le VIH, se sont vu présenter en détail la possibilité de financement pour des subventions d’équipe de l’ICVV, et ont fourni leur avis sur la conception du projet. La séance a permis de préciser qu’une approche en équipe était effectivement requise, mais que des améliorations étaient nécessaires pour améliorer l’impact de la possibilité de financement. En plus de précieux points de vue exprimés sur l’administration de l’appel de demandes, on a jugé que les deux grands thèmes suivants demandaient une réflexion plus approfondie :

  • Encourager les nouveaux chercheurs et les jeunes chercheurs - l’idée actuelle étant que « de nouvelles têtes, de nouvelles idées » représentent la voie de l’avenir dans ce domaine, l’appel de demandes prévoit‑il des mesures suffisantes pour encourager de nouveaux chercheurs à s’y engager ou les chercheurs actuels à y rester?
  • Appuyer les nouvelles idées et approches - c’est‑à‑dire s’assurer que les objectifs de l’appel de demandes incluent des possibilités de développer de nouvelles idées en permettant l’émergence de nouveaux partenariats.

Les partenaires de l’ICVV sont en pourparlers pour incorporer ces éléments et donner suite aux recommandations découlant de l’atelier dans une possibilité de financement finale qui sera publiée au début de 2009. D’après la réponse et la participation à la séance satellite, on s’attend à des demandes de qualité de la part de chercheurs tant des sciences sociales que des sciences de base une fois le concours en marche.

Introduction


Dans le monde, on estime à environ 4,1 millions le nombre de nouvelles infections au VIH par année, le taux de prévalence atteignant 25 % dans certains pays. La recherche est nécessaire dans de nombreux domaines liés au VIH/sida, et la recherche axée sur la prévention du VIH est considérée comme une étape cruciale pour maîtriser l’épidémie. Nous avons besoin, à l’échelle internationale, de vaccins préventifs et thérapeutiques contre le VIH qui sont sûrs, efficaces et accessibles partout dans le monde.

Le VIH/sida menace la vie de nombreuses personnes et contribue à accroître la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes des individus déjà marginalisés. On craint que sans vaccin viable, le VIH continue de se répandre au rythme actuel, décimant des régions et des pays entiers et annulant les bienfaits des progrès socio-économiques réalisés dans certains PRMF. Par conséquent, étant donné l’absence d’une cure, la recherche et la mise au point de vaccins contre le VIH constituent une priorité pressante.

Contexte

Les Canadiens comprennent que ce qui se passe au niveau planétaire a une incidence locale et que la recherche canadienne peut avoir un impact mondial sur la propagation du VIH et l’amélioration de la santé et de la qualité de vie des personnes qui vivent avec le VIH/sida. En 2007, l’Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV) a été créée. Cette initiative conjointe, étalée sur cinq ans, du gouvernement du Canada et de la Fondation Bill & Melinda Gates représente une importante contribution du Canada aux efforts mondiaux pour mettre au point un vaccin contre le VIH sûr, efficace, peu coûteux et accessible à l’échelle internationale. Industrie Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), l’Agence canadienne de développement international (ACDI), l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et Santé Canada sont les ministères fédéraux représentant le Canada dans cette initiative. Ensemble, les IRSC et l’ACDI sont responsables de la mise en œuvre du volet Découverte et recherche sociale de l’ICVV, à l’appui d’initiatives de découverte et de recherche sociale et de renforcement de la capacité devant déboucher sur un vaccin contre le VIH. Étant donné le but global d’accès mondial de l’ICVV, un partenariat et une collaboration véritables entre les chercheurs au Canada et dans les PFMR seront essentiels pour le succès de ces initiatives. 

Les IRSC et l’ACDI se préparent à lancer un appel de demandes qui aura pour titre « Subventions d’équipe de l’ICVV pour la recherche sur un vaccin contre le VIH » et pour lequel 17 millions de dollars canadiens seront disponibles. Des équipes collaboratives de chercheurs du Canada et de PFMR seront financées dans le cadre du programme de subventions d’équipe des IRSC, dont le but est de renforcer la recherche en santé en venant en aide aux chercheurs talentueux et expérimentés qui mènent des recherches de haute qualité et qui offrent une formation et un encadrement supérieurs. Le programme privilégie la production de nouvelles connaissances et l’application des résultats issus de la recherche en vue d’améliorer la santé et le système de soins de santé.

Les propositions qui présentent des partenariats actifs et enrichissants entre des organismes communautaires et des équipes de recherche en établissement (notamment les universités, les collèges, les hôpitaux et les établissements de recherche affiliés) sont encouragées. L’élément rassembleur qui sous-tend toutes équipes ICVV retenues par les IRSC sera un engagement à l’excellence et la poursuite d’une approche collaborative et axée sur la résolution de problèmes en matière de recherche en santé.

Buts et objectifs de la séance

Reconnaissant le besoin de déployer un effort de recherche coordonné et ciblé, l’ICVV et ses partenaires ont organisé un forum où les chercheurs ont pu se rencontrer, échanger sur leurs expériences et se préparer en vue de l’importante possibilité de financement offerte. La conférence AIDS Vaccine 2008 a offert une occasion unique aux membres de la communauté scientifique de commencer à établir et à consolider des partenariats de recherche. Une séance satellite a donc été tenue afin de réunir les chercheurs des divers domaines de recherche sur le VIH. Les chercheurs de toutes les disciplines et de tous les pays pouvaient y assister.

Une importante condition d’admissibilité à la subvention d’équipe de l’ICVV est que les équipes comprennent au moins un établissement d’un PFMR et au moins un établissement canadien, et que chaque équipe financée compte deux co-candidats principaux (un d’un PRMF et un d’un établissement canadien), lesquels seront les directeurs du programme et partageront la responsabilité administrative de la subvention. Un but global de l’atelier était de favoriser ces partenariats. Les chercheurs du Canada et de PFMR ont eu la possibilité de se rencontrer et de discuter de thèmes d’intérêt commun en vue de préparer des demandes pour les subventions. En plus d’offrir aux participants la chance de se rencontrer et de nouer des liens dans un cadre stimulant, le Forum d’établissement de partenariats avait les autres buts suivants :

  • Faire connaître et comprendre davantage l’Initiative canadienne de vaccin contre le VIH et les possibilités de financement qu’elle représente pour les chercheurs canadiens et internationaux;
  • Appuyer les chercheurs en leur donnant la chance d’en apprendre davantage au sujet de la prochaine possibilité de financement pour des subventions de grande équipe;
  • Améliorer la collaboration et la liaison entre les chercheurs et les partenaires potentiels du Canada et de PFMR;
  • Créer des possibilités de collaboration future pour une recherche innovante visant à réduire le fardeau mondial de l’infection par le VIH;
  • Échanger des informations et demander une rétroaction sur les partenariats de recherche actuels, déterminer les défis et les obstacles au succès.

 

Il était également prévu que des équipes de chercheurs profiteraient de l’occasion pour commencer à formuler leurs propositions en réponse à l’appel de demandes « Subventions d’équipe de l’ICVV pour la recherche sur un vaccin contre le VIH », qui serait lancé au début de 2009.

Conférenciers et discussions

Préparer le terrain - Présentations concernant la recherche sur un vaccin contre le VIH

Initiative canadienne de vaccin contre le VIH
Steven Sternthal, Agence de la santé publique du Canada, Ottawa, Canada

Steven Sternthal est le directeur du Bureau de vaccin contre le VIH de l’Agence canadienne de la santé publique à Ottawa. Ce bureau a été créé pour fournir des services de secrétariat à l’Initiative canadienne (multiministérielle/organisationnelle) de vaccin contre le VIH. Steven travaille depuis plus de dix ans dans le domaine du VIH/sida, à l’ASPC et auparavant aux Services correctionnels du Canada.

Steven Sternthal a souhaité la bienvenue aux chercheurs et aux représentants des différents pays et établissements. Il a reconnu avec eux qu’aucun secteur ne pouvait régler le problème du VIH/sida à lui seul, et que des solutions passeront forcément par des partenariats innovateurs. Un partenariat nouveau genre annoncé en février 2007 par le premier ministre Stephen Harper et Bill Gates est l’ICVV, dans le cadre duquel le Canada fait sa part pour contribuer à la cause mondiale. Cette initiative est financée par un investissement de cinq ans de 111 millions de dollars du gouvernement du Canada et une contribution de 28 millions de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates. Au sein du gouvernement du Canada, l’ICVV fait intervenir plusieurs ministères et organismes fédéraux déjà engagés dans la lutte contre le VIH/sida et les questions liées aux vaccins, dont l’Agence canadienne de développement international, l’Agence de la santé publique du Canada, Industrie Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada et Santé Canada. Les partenariats et l’engagement sont d’importantes priorités de l’ICVV, et des mécanismes devant aider à déterminer la voie à suivre pour former ces partenariats et assurer l’échange d’information entre les différents secteurs de programme sont en train d’être établis.

Quatre programmes de financement sont prévus dans le cadre de l’ICVV, qui sont à différents stades de développement (certains sont déjà établis ou sont en train de l’être tandis que d’autres n’en sont qu’au stade de la consultation ou de la conception). Il y a des subventions de fonctionnement pour la découverte d’un vaccin, une installation pilote de fabrication de vaccin contre le VIH, un fonds d’initiatives communautaires, des subventions Catalyseur et - l’objet de cette séance satellite - les subventions d’équipe pour la recherche sur un vaccin contre le VIH. Les Instituts de recherche en santé du Canada et l’Agence canadienne de développement international sont responsables de la mise en œuvre de ce volet de l’ICVV, qui soutiendra les initiatives de découverte et de recherche sociale et de renforcement de la capacité devant déboucher sur un vaccin contre le VIH.

 

Un vaccin contre le VIH : et que faire ensuite?
Dr Alan Bernstein. directeur exécutif, Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH, New York, États-Unis.

Le Dr Bernstein est le premier directeur exécutif de l’Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH, une alliance internationale de chercheurs, de bailleurs de fonds et de défenseurs de la cause résolus à accélérer le développement d’un vaccin contre le VIH. C’est un chercheur de renommée internationale qui a été le président‑fondateur des Instituts de recherche en santé du Canada, dont il a fait un des principaux organismes de recherche en santé dans le monde. Alan a mérité de nombreux prix nationaux et internationaux pour sa recherche, et il a fait partie d’un grand nombre d’organismes scientifiques internationaux, dont le conseil scientifique de l’initiative les Grands défis en santé mondiale.

Le Dr Bernstein a résumé l’état actuel du domaine et la direction qu’il doit prendre, et offert un aperçu du rôle que l’Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH joue dans ce forum.

Avant qu’un vaccin contre le VIH ne devienne réalité, d’importants défis devront de toute évidence être relevés. Des questions scientifiques fondamentales comme la grande diversité des séquences à la compréhension des corrélats immunitaires de protection en passant par les questions plus pratiques des limites des modèles animaux, de l’engagement limité de l’industrie, et des défis politiques, éthiques et réglementaires, il reste encore beaucoup à faire. Les échecs devraient être considérés comme des pas vers des réalisations, et les progrès scientifiques dans chaque revers ne devraient pas être oubliés ni sous‑estimés. La science, c’est une diversité d’approches, et il sera important de ne pas compter sur une seule approche scientifique, une seule équipe ou un seul pays pour trouver une solution à ce problème mondial. Il faudra intensifier les efforts entre autres choses pour mieux cerner les raisons fondamentales de l’absence de progrès à long terme, mieux exploiter les modèles de primates non humains, ainsi que pour mettre en avant de nouvelles technologies comme la biologie des systèmes, le profilage transcriptionnel, la bioinformatique et la technique de l’ARNi. 

Les jeunes chercheurs apportent de l’énergie, de la créativité et de nouvelles approches au domaine, et nous devons trouver des façons de les attirer et de les soutenir pour assurer un bassin durable d’excellents chercheurs. De plus, les chercheurs des pays les plus touchés par le VIH offrent de nouvelles idées et perspectives, et il faut les encourager par des initiatives particulières. 

L'Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH (EMVV) est un partenariat mondial créé par les principaux bailleurs de fonds de la recherche sur le VIH/sida pour trouver le chemin le plus court vers un vaccin sûr et efficace permettant de prévenir le VIH. Elle crée une communauté planétaire où les bailleurs de fonds, les scientifiques, les gouvernements, l’industrie et la société civile travaillent ensemble pour élaborer et mettre en œuvre un plan stratégique mondial afin de mettre au point un vaccin préventif sûr et efficace contre le VIH. L’EMVV représente le milieu de la recherche sur un vaccin contre le VIH :

  • en élaborant et en mettant à jour le plan stratégique scientifique mondial;
  • en étant un rassembleur neutre, un catalyseur et un intermédiaire honnête;
  • en mobilisant les appuis en faveur d’une augmentation des ressources;
  • en favorisant une collaboration et une coordination accrues.

Pour la suite, l’EMVV se concentrera sur le renouvellement du plan stratégique scientifique mondial, une initiative pour les jeunes chercheurs, une initiative en biologie des systèmes et une initiative de recherche préclinique/clinique.

 

Établir des collaborations de recherche pour la prévention du VIH en Afrique : l’expérience du réseau de prévention Canada‑Afrique

Dr David Moore, chercheur scientifique, Centre d’excellence de la Colombie-Britannique sur le VIH/sida, Colombie-Britannique, Canada

Le Dr Moore est chercheur au Centre d'excellence de la Colombie-Britannique sur le VIH/sida et professeur adjoint à la Faculté de médecine, Division du sida, de l’Université de la Colombie‑Britannique, à Vancouver (Canada). De juillet 2005 à décembre 2007, il a travaillé aux Centers for Disease Control des États‑Unis, comme directeur de projet et cochercheur principal du projet HBAC (soins à domicile pour le sida) à Tororo en Ouganda, dans le cadre duquel différentes stratégies de surveillance d’adultes infectés par le VIH en traitement antirétroviral font l’objet d’un essai clinique randomisé. Le Dr Moore est candidat principal dans la demande du réseau Canada‑Afrique pour des essais de prévention du VIH (CAPT) et a reçu une bourse de nouveau chercheur des Instituts de recherche en santé du Canada pour une étude du réseau CAPT sur l’efficacité du traitement antirétroviral comme outil de prévention du VIH dans les couples sérodiscordants.

Le réseau Canada‑Afrique pour des essais de prévention du VIH (CAPT) a été établi en 2006 grâce à une subvention de deux ans de l’Initiative de recherche en santé mondiale. Sur la base de collaborations existantes entre des chercheurs et des cliniciens canadiens dans le domaine du VIH et leurs collègues africains, le réseau comprend cinq centres canadiens et huit centres africains dans trois pays. Les objectifs du CAPT, qui recoupent les deux thèmes principaux que sont la surveillance immunitaire et la capacité de recherche en prévention, sont les suivants :

  • bâtir un cadre pour un réseau durable;
  • améliorer la capacité des centres en fournissant personnel, ressources et formation;
  • générer de la recherche;
  • développer la collaboration avec d’autres réseaux.

En presque deux ans de fonctionnement, le réseau a établi le cadre opérationnel nécessaire, a mis en place la capacité et la formation dans les centres, a commencé à générer une capacité de recherche et des connaissances, et a facilité des collaborations avec d’autres réseaux.

Aborder dans un cadre international des problèmes complexes pose des défis particuliers que les équipes qui planifient des demandes de subvention d’équipe de l’ICVV doivent prendre en compte. Dans le réseau CAPT comme dans d’autres collaborations internationales, le nombre de chercheurs sur le VIH est beaucoup plus restreint qu’en Amérique du Nord, et ceux qui sont repérés ont un temps limité à consacrer à des projets individuels, à la rédaction de propositions ou à la rétroaction à des propositions. Il faut former plus de chercheurs débutants (c’est‑à‑dire au niveau de la maîtrise et du doctorat plutôt que du postdoctorat) et, une fois qu’ils ont terminé leur formation, songer à leur offrir des postes rémunérés comme chercheurs. Trouver des chercheurs désireux et capables de consacrer beaucoup de temps à des projets africains peut déjà être difficile sans obstacles additionnels. Tous les pays ont des forces et des faiblesses uniques, ce qui fait qu’il n’existe pas d’approche de planification et de mise en œuvre universelle. La concurrence est aussi importante avec d’autres collaborateurs pour les centres africains.

Le financement est un problème de taille, la durée des subventions étant souvent trop courte pour permettre l’établissement réel du projet avant qu’il soit temps de commencer à y mettre fin. Il existe un besoin de financement continu des centres au‑delà des essais individuels pour permettre à des investissements dans l’infrastructure de soutenir des programmes de plus longue durée. Peu de bailleurs de fonds canadiens ont conçu des programmes qui permettent le financement de projets internationaux, avec le résultat que les ONG internationaux ne peuvent pas être admissibles au financement ou se qualifier comme candidats principaux pour des subventions. De plus, la gestion des fonds sur plusieurs années n’est pas possible avec le financement à court terme d’activités par des comptes déficitaires, et le report de fonds souvent n’est pas autorisé.

Renforcer la capacité de recherche en prévention est un élément critique du développement de la capacité de recherche sur un vaccin, et travailler en réseau peut renforcer dans une grande mesure les centres au niveau local par le développement des ressources humaines et de l’infrastructure physique et administrative, de même qu’au niveau global par la transformation d’idées pertinentes localement en recherche de haute qualité. Relever les défis qui se posent exigera un financement durable, ce que le volet « Découverte et recherche sociale » de l’ICVV contribue grandement à reconnaître.  

 

Aperçu de l’appel de demandes pour des subventions d’équipe

Dr Michael Grant, Division des sciences médicales fondamentales, Université Memorial, Terre-Neuve, Canada.

Le Dr Michael Grant est professeur agrégé d’immunologie à la Division des sciences médicales de base de la Faculté de médecine de l’Université Memorial à Terre‑Neuve.  Tout au long de sa carrière, il a étudié l’immunologie des infections virales chroniques, en particulier l’infection du virus VIH. Il a reçu des honneurs personnels et des fonds de recherche pendant toute sa carrière. Il fait partie du conseil consultatif de l’Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC, en plus de présider le Comité consultatif de la recherche sur le VIH/sida (CCRVSI) des IRSC.

En prévision du déjeuner‑causerie et de la séance de rétroaction de l’après‑midi, le Dr Grant a donné les détails de la version courante de l’appel de demandes pour des subventions d’équipe de l’ICVV. Les objectifs du programme de subventions d’équipe sont de créer des équipes internationalement reconnues de chercheurs du Canada et de PFMR, et de soutenir leurs efforts en vue de contribuer par de précieuses connaissances à la recherche de vaccins contre le VIH; augmenter les capacités de recherche (ressources humaines et infrastructures) en ce qui concerne les vaccins contre le VIH et la recherche sociale connexe au Canada et dans les PRMF; créer des mécanismes de réseautage et d’échange d’information entre les équipes financées dans le cadre de cette initiative et d’autres réseaux et consortiums internationaux pertinents; créer des mécanismes d’apprentissage et de partage continus au sein des équipes financées, et entre ces dernières, notamment des mécanismes d’échange de données et de plateformes et d’accès à la propriété intellectuelle à l’échelle internationale.  

On s’attend à ce que de cinq à sept grandes équipes reçoivent jusqu’à 600 000 $ (CAN) par année pour des périodes pouvant aller jusqu’à cinq ans. Pour garantir que tous les thèmes sont explorés, au moins une équipe en sciences sociales ou une équipe mixte (sciences de base et sciences sociales) et au moins une équipe en sciences biomédicales/fondamentales seront financées. Le processus de demande consistera en une lettre d’intention et en une demande détaillée, et les équipes invitées à présenter une demande détaillée seront admissibles à une subvention de développement de 25 000 $. Les équipes doivent provenir d’au moins un établissement d’un PFMR et d’au moins un établissement canadien, et proposer deux cocandidats principaux (un du PFMR et un du Canada) comme directeurs du programme. Les équipes peuvent être formées de chercheurs en sciences de base et en sciences sociales travaillant ensemble, ou entièrement de chercheurs en sciences sociales ou en sciences de base.

Le programme vise à appuyer les équipes nouvelles ou établies possédant un intérêt pour la recherche sur un vaccin contre le VIH et des compétences pertinentes, mais les « nouvelles » équipes doivent démontrer qu’elles ont déjà établi des relations informelles avec l’intention de travailler ensemble à l’avenir. Outre ces critères d’admissibilité, les propositions doivent prévoir des possibilités de formation pour les étudiants et les jeunes chercheurs, aussi bien au Canada que dans les PFMR.

À la lumière de la rétroaction obtenue à une consultation des intervenants qui a eu lieu en février 2008, les thèmes de recherche prioritaires suivants sont suggérés. 
 
Dans le secteur de la recherche sociale :

  • Mise en place et évaluation de stratégies de communication ciblées afin d'assurer la participation des groupes à risque à l'élaboration et à la mise en œuvre d'essais sur les vaccins;
  • Suivi des attitudes et des comportements des participants aux essais afin d'évaluer l'incidence de ceux-ci sur les comportements à risque dans les communautés touchées par le VIH;
  • Examen des enjeux sociaux entourant les vaccins contre le VIH, notamment en ce qui a trait aux connaissances, à l'acceptabilité et à l'accès;
  • Enjeux éthiques liés à l'étude des populations vulnérables (p. ex. les adolescents, les utilisateurs de drogues injectables, les travailleurs de l'industrie du sexe);
  • Réglementation sur les brevets et questions de propriété intellectuelle liées aux vaccins contre le VIH et à la recherche connexe;
  • Application des connaissances et transmission de l'information sur les risques liés à la recherche sur un vaccin contre le VIH.

Dans le secteur de la découverte :

  • Nouvelles approches en matière d'induction et de maintien à long terme de réponses immunitaires innées et adaptatives des muqueuses;
  • Nouvelles approches en matière de mise au point de vaccins prophylactiques capables d'induire la production d'anticorps largement neutralisants et les réponses des lymphocytes B contre le VIH;
  • Mise au point et essai de vaccins thérapeutiques contre le VIH;
  • Études permettant de mieux comprendre les corrélats de la protection immunitaire contre le VIH;
  • Mise au point et essai de nouveaux adjuvants pour les vaccins.

Comme le croit l’Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH, les progrès passent nécessairement par une plus grande collaboration. Par conséquent, l’appel de demandes pour des subventions d’équipe exige des garanties que les progrès accomplis et les résultats obtenus seront communiqués d’une équipe financée à l’autre. Les équipes sont censées se rencontrer dans des réunions et des symposiums officiels pour échanger sur les progrès/défis et être représentées aux réunions des équipes financées qu’organisera le secrétariat de l’ICVV. Les cochercheurs principaux et leurs équipes respectives dans les PFMR et au Canada sont aussi censés communiquer ensemble de façon périodique. Les propositions seront évaluées par rapport à leurs stratégies définies pour assurer une liaison permanente - à décrire dans la proposition - au sein des équipes et entre les équipes financées.

Les mêmes critères qui sont utilisés pour évaluer les demandes de subvention d’équipe des IRSC en général seront appliqués aux demandes de ces équipes internationales. Par exemple :

  • les propositions portent sur une importante maladie ou question de santé ou de soins de santé;
  • question ou problème lié à la santé;
  • excellence de la recherche proposée;
  • travaux antérieurs, expérience et formation du candidat;
  • capacité de l’équipe;
  • valeur ajoutée du financement dans le cadre d'un programme de collaboration;
  • plan de recherche cohérent, intégré et réaliste;
  • possibilités de formation;
  • approche fondée sur la résolution de problèmes en matière de recherche.

De plus, les éléments uniques de cet appel de demandes seront jugés durant l’examen par les pairs. Ce sont la pertinence et l’impact potentiel, la collaboration et la participation communautaire, le mérite technique, le renforcement de la capacité, l’apprentissage continue et l’évaluation. 

Ces points ont été discutés pendant le déjeuner par les participants, qui sont ensuite revenus exprimer leurs commentaires, préoccupations et suggestions.

Conception de l’appel de demandes pour des subventions d’équipe - Rétroaction et discussion

La séance de l’après­‑midi a fourni aux candidats potentiels l’occasion de demander des précisions et d’exprimer leurs préoccupations quant à certains aspects laissant à désirer selon eux du projet d’appel de demandes. La rétroaction obtenue peut être classée sous trois thèmes principaux.

Attirer et retenir de jeunes chercheurs

Les jeunes chercheurs n’ont pas de réseaux établis pour former les partenariats nécessaires pour demander une subvention dans le cadre de cet appel de demandes. Il est généralement admis dans les cercles du VIH (le Dr Bernstein au cours de la rencontre et le Dr Anthony Fauci, des NIH, dans un récent article dans Science l’ont reconnu) que les possibilités sont rares pour les jeunes chercheurs. Bien que le programme des subventions d’équipe prévoie des possibilités de formation, les auteurs de l’appel de demandes doivent garder à l’esprit que les jeunes chercheurs ont besoin d’aide aussi.

Appuyer les idées et les approches nouvelles

L’objectif du Programme de subventions d’équipe est de renforcer la recherche en santé en venant en aide aux chercheurs talentueux et expérimentés qui mènent des recherches de haute qualité et qui offrent une formation et un encadrement supérieurs. Le programme privilégie la production de nouvelles connaissances et l’application des résultats issus de la recherche en vue d’améliorer la santé et le système de soins de santé. Ces résultats pourront être appliqués plus rapidement et plus efficacement avec une subvention d’équipe que si les éléments de cette recherche avaient été financés par une série de subventions de fonctionnement distinctes. Il peut s’agir de nouvelles équipes ou d’équipes établies. Les « nouvelles » équipes doivent montrer qu’elles ont déjà établi des rapports du moins informels dans le but de travailler ensemble. Ces subventions ne visent pas à soutenir la création de nouvelles équipes.

Des questions ont été soulevées au sujet de ce qu’on entendait par « nouvelles » dans cette description. On s’est aussi demandé si le programme laisserait de la place pour l’exploration d’idées nouvelles. Comme la situation change rapidement dans la recherche sur un vaccin contre le VIH, il faudra s’assurer dans l’appel de demandes qu’aucune idée nouvelle ou originale ne reste inexplorée. 

Processus de demande et exécution du programme

Pendant tous les échanges, des points particuliers à propos du processus de demande et des éléments d’exécution ont été soulevés. Ces points découlaient de l’expérience des chercheurs déjà engagés dans d’autres partenariats internationaux et ont été amenés aussi bien par ceux qui connaissaient le programme des subventions d’équipe que par d’autres pour qui le processus des IRSC était nouveau. Ces commentaires et suggestions ont été subdivisés dans deux grandes rubriques : coûts admissibles et post‑administration des subventions. Les coûts admissibles devraient permettre le maintien d’une cohorte, et compte tenu du besoin dans les PFMR, inclure un salaire pour les chercheurs principaux dans ces pays. Le deuxième fil de discussion concernait les exigences relatives à la post‑administration d’une subvention. Cela comprend l’examen éthique et le protocole d’entente entre les établissements participants - dans tout le Canada et à l’étranger. Le caractère international des équipes entraînera sans aucun doute la prolongation des délais et fera augmenter les coûts nécessaires pour régler les questions de propriété intellectuelle, de transfert de technologie et de certification éthique. Des suggestions de chercheurs financés sont de permettre des protocoles d’entente provisoires, de s’assurer que les équipes comptent des experts dans tous les domaines (p. ex. avocats et spécialistes des brevets,) et d’intégrer de solides plans d’urgence dans le plan de recherche lui‑même.

Les participants exhortent les IRSC à être aussi clairs et à fournir autant de détails que possible au sujet des éléments requis dans l’appel de demandes en tant que tel pour aider à guider les candidats dans la rédaction de leur proposition.

Sommaire et voie à suivre

Le Forum d’établissement de partenariats a permis aux chercheurs de rencontrer leurs collègues de différents pays et d’explorer la possibilité de collaborations internationales dans la recherche sur un vaccin contre le VIH. La rencontre a fourni aux membres de la communauté de recherche une rare occasion de se rencontrer pour échanger des idées et se communiquer leurs avancées, ce qui est un des principes directeurs de l’ICVV.

Surtout, la rencontre a permis aux IRSC et aux partenaires de l’ICVV d’obtenir des points de vue et des avis précieux sur les faiblesses et les forces de l’ébauche d’un appel de demandes pour des subventions d’équipe. La rétroaction sur la conception de l’appel de demandes et les observations au sujet du processus de demande lui‑même seront utiles pour la rédaction de la version définitive de la possibilité de financement, qui sera publiée sous peu.


 

1 Santé Canada a versé des fonds par l’intermédiaire du programme de subventions de son Initiative canadienne de vaccin contre le VIH pour financer l’élaboration du GBP, dirigée par l’ONUSIDA.