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Initiative canadienne de vaccin contre le vih consultation sur l'alliance de recherche et de développement

Table des matières


1.0 Sommaire

L'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV) a été créée en février 2007 pour marquer la participation du Canada aux efforts mondiaux visant à créer un vaccin sûr et efficace contre le VIH. L'ICVV est le fruit d'une collaboration entre le gouvernement du Canada et la fondation Bill et Melinda Gates qui, en juillet 2010, ont annoncé l'ICVV renouvelée, comprenant la création d'une nouvelle Alliance de recherche et de développement de l'ICVV dont les activités seraient appuyées par un Bureau de coordination de l'Alliance (BCA). Cette Alliance constituerait un réseau réunissant des chercheurs de pointe des secteurs public et privé, ainsi que la communauté internationale, pour trouver des solutions novatrices aux défis associés à la recherche et au développement d'un vaccin contre le VIH.

Nous avons consulté les intervenants clés afin de connaître la meilleure façon de mettre en place l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV et le Bureau de coordination de l'Alliance et le meilleur moyen dont l'Alliance peut contribuer à la réalisation des priorités du plan stratégique scientifique 2010 de l'Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH Lien externe. Nous avons aussi utilisé les services d'une société d'experts-conseils indépendante, Un seul monde inc., pour entreprendre cette consultation, en collaboration avec le Bureau de vaccin contre le VIH, le Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections, l'Agence de la santé publique du Canada, d'autres ministères et organismes de l'ICVV et la fondation Gates.

1.1 Approche

La consultation a eu lieu en septembre et en octobre 2010. Elle comprenait trois volets :

  1. la consultation en ligne,
  2. une réunion en personne qui s'est tenue le 23 septembre 2010 à Ottawa,
  3. des entrevues individuelles avec les répondants clés.

Divers répondants clés (au Canada et à l'étranger) ont été consultés, y compris des organisations non gouvernementales, des organisations spécialisées en maladies infectieuses, des chercheurs, des instituts de recherche privés et universitaires et des entreprises du secteur privé œuvrant dans les technologies et la production de vaccins pertinents.

1.2 Constatations de la consultation

Voici un résumé des principales constatations du processus de consultation.

1.2.1  Mise en place de l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV

Les participants ont cerné un certain nombre de facteurs essentiels à la mise en place réussie de l'Alliance. Pendant la consultation, quatre thèmes principaux sont apparus. Il s'agissait des thèmes suivants, par ordre de priorité :

  1. Miser sur les points forts du Canada pour la recherche et le développement d'un vaccin contre le VIH, définir le créneau canadien et se concentrer sur celui-ci afin que le Canada puisse apporter une valeur ajoutée unique aux efforts mondiaux réalisés dans ce domaine.
  2. Établir des objectifs stratégiques clairs, précis et mesurables pour l'Alliance, grâce auxquels la collaboration des intervenants pourrait être obtenue et partager une vision à long terme.
  3. Garantir une collaboration et une mobilisation efficaces ainsi qu'une participation significative des membres de l'Alliance, p. ex. en abolissant les obstacles habituels et les frontières qui existent entre les intervenants clés, et grâce à la transparence et à une communication efficace.
  4. Maintenir la souplesse et la réactivité, p. ex. grâce à des mécanismes efficaces de prise de décision.

Les intervenants ont identifié un large éventail de membres potentiels de l'Alliance (au Canada et à l'étranger), mais beaucoup d'entre eux ont indiqué qu'il fallait tout d'abord clarifier les objectifs et les résultats de l'Alliance pour mobiliser les bons acteurs. Quand les objectifs sont clairement communiqués et compris, les membres réels et potentiels sont plus à même de cerner leur rôle unique et leur valeur ajoutée pour la réalisation de ces objectifs, et il est plus facile de garantir la mobilisation à long terme des acteurs clés. Il sera également important de cibler les intervenants, afin de mobiliser les bons acteurs, et les mesures incitatives supplémentaires nécessaires, comme une reconnaissance financière et spéciale des contributions particulières. De plus, les intervenants ont indiqué que le leadership et la crédibilité scientifiques dans le réseau sont des éléments importants pour mobiliser la collectivité des chercheurs. Enfin, les participants à la consultation ont fait remarquer qu'il serait aussi utile de prévoir divers moyens de mobilisation, comme l'échange des connaissances en personne.

1.2.2 Mise en place du bureau de coordination de l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV

En ce qui concerne le Bureau de coordination de l'Alliance (BCA), des intervenants ont été interrogés sur les facteurs clés qui permettraient au BCA de réaliser son mandat, les principes directeurs du fonctionnement du BCA et les principaux domaines de responsabilité. Les intervenants ont une fois de plus indiqué qu'il faut clarifier et affiner les objectifs de l'Alliance afin de mieux connaître les priorités et le fonctionnement du BCA. Ils ont suggéré un certain nombre de facteurs clés de réussite pour la réalisation du mandat du BCA, y compris :

  • l'aptitude à encourager la collaboration grâce à des communications claires et ouvertes en créant des liens et en favorisant l'apprentissage, en particulier pour ce qui est des objectifs de l'Alliance et des priorités de la recherche;
  • la solidité d'un leadership neutre, objectif, éclairé et crédible auprès de la collectivité des chercheurs, qui est en mesure de mobiliser activement divers intervenants et de tenir compte d'intérêts divers;
  • des structures de gouvernance et de prise de décision clairement définies, efficientes et efficaces;
  • l'affinement de la portée du mandat qui peut être réalisé conformément aux contraintes budgétaires;
  • la transparence et l'équité des processus.

En examinant les principes directeurs proposés du BCA, les intervenants ont suggéré plusieurs changements, y compris l'ajout des principes de « promotion » de l'Alliance à grande échelle, d'« obligation de rendre compte », c'est-à-dire de responsabilisation juridique et fiscale des membres et des bailleurs de fonds, et de « neutralité », y compris la déclaration de conflit d'intérêts. Plusieurs participants ont aussi indiqué que le principe de « participation de la collectivité » n'était peut-être pas réaliste, puisqu'il est nécessaire de restreindre les objectifs de l'Alliance et de garantir la mobilisation significative des membres, tandis que d'autres personnes ont insisté sur le fait que l'application de ces principes jouera un rôle vraiment crucial pour le succès général du BCA.

Les participants à la consultation ont eu en particulier des difficultés à définir les rôles et les responsabilités clés du BCA en raison de la nécessité de clarifier non seulement les objectifs stratégiques de l'Alliance et du BCA, mais aussi les rôles de gouvernance ainsi que les limites relatives à l'obligation de rendre compte et à la prise de décision. Trois rôles potentiels ont néanmoins été suggérés : assurer une médiation pour les relations et la collaboration, tirer profit des financements et des partenariats, jouer un rôle en marketing et en communication afin de mobiliser divers intervenants et de jouer un rôle pédagogique sur la scène mondiale, et peut être, coordonner les orientations stratégiques de l'Alliance.

Les participants à la consultation ont également suggéré divers modèles à partir desquels on peut tirer des leçons sur la meilleure façon de mettre en place l'Alliance et le Bureau de coordination de l'Alliance.

1.3 Conclusion

La consultation a permis d'obtenir des renseignements précieux sur la mise en place réussie de la nouvelle Alliance de recherche et de développement de l'ICVV et du Bureau de coordination de l'Alliance. Beaucoup de participants ont également indiqué qu'ils appréciaient énormément le fait d'être interrogés sur cette nouvelle initiative. Ils considèrent qu'il s'agit là d'une première étape importante pour susciter un intérêt dans la nouvelle Alliance et garantir la collaboration et la mobilisation futures des intervenants.

2.0 Historique

2.1 Contexte

L'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV) a été créée en 2007 pour marquer la participation du Canada aux efforts mondiaux visant à créer un vaccin sûr et efficace contre le VIH. L'ICVV est le fruit d'une collaboration entre le gouvernement du Canada et la fondation Bill et Melinda Gates, avec un engagement de financement de 111 M$ du gouvernement du Canada et de 28 M$ de la fondation Bill et Melinda Gates. Les partenaires du gouvernement du Canada pour l'ICVV sont l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), l'Agence canadienne de développement international (ACDI), Santé Canada, Industrie Canada et les Instituts de recherche en santé du Canada.

Le 20 juillet 2010, pendant la 18e Conférence internationale sur le sida à Vienne, le gouvernement du Canada et la fondation Bill et Melinda Gates ont annoncé l'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV) renouvelée.Note en bas de page 1 L'enveloppe de financement totale s'élève toujours à 139 M$, et les fonds seront à présent disponibles jusqu'en 2017. Après l'annonce du renouvellement de l'ICVV et de sa pierre angulaire, l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV, le gouvernement du Canada s'est engagé à consulter les intervenants sur la mise en œuvre de l'Alliance, ses conditions d'affiliation, ainsi que les rôles et responsabilités du Bureau de coordination de l'Alliance.

L'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV est un réseau canadien qui réunit des chercheurs de pointe des secteurs public et privé, ainsi que la communauté internationale, pour trouver des solutions novatrices aux défis associés à la mise au point d'un vaccin contre le VIH.Note en bas de page 2 Le Bureau de coordination appuiera la création de l'Alliance, cherchera à obtenir des propositions novatrices et promouvra la synergie entre les membres de l'Alliance.

2.2 Objectif et portée de la consultation

En août 2010, l'ASPC a procédé à la planification d'une consultation des intervenants. Le but de cette consultation était de solliciter l'avis des principaux intervenants sur :

La rétroaction sur l'ébauche de l'invitation à présenter des demandes obtenue grâce aux consultations servirait à affiner cette invitation qui sera lancée en décembre 2010.

3.0 Approche

3.1 Approche générale

La planification de la consultation a été dirigée par le Bureau de vaccin contre le VIH du Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections, avec la participation d'autres ministères et organismes de l'ICVV et la fondation Bill et Melinda Gates, qui a demandé aux intervenants canadiens et internationaux leur avis par le biais d'une approche tripartite :

  • une consultation en ligne;
  • une réunion en personne qui a eu lieu le 23 septembre 2010 à Ottawa;
  • des entrevues individuelles avec des répondants clés.

Le Bureau de vaccin contre le VIH a utilisé les services d'une société d'experts-conseils indépendante, Un seul monde inc., pour faciliter la conception, la mise en œuvre et l'analyse de la consultation ainsi que la production du rapport final.

3.2 Planification

Un cadre d'analyse de la consultation comprenant deux principaux domaines d'enquête a été créé. Ce cadre d'analyse permettait de cerner les questions spécifiques et les questions d'approfondissement supplémentaires qui seraient posées par le biais des trois méthodes de consultation. À la suite de l'approbation du cadre de travail et des questions, l'équipe de projet a élaboré les documents de la consultation, y compris l'invitation en ligne, le plan de la consultation en personne et un guide pour les entrevues avec des répondants clés.

Chaque méthode de consultation reposait sur les deux principaux domaines d'enquête :

  1. Quelle est la meilleure façon de mettre en place la nouvelle Alliance de recherche et de développement de l'ICVV?
  2. Quelle est la meilleure façon de mettre en place le Bureau de coordination de l'Alliance (BCA) afin qu'il remplisse son mandat?

Les questions spécifiques qui ont été posées dans chacune des trois méthodes de consultation sont indiquées de façon plus détaillée au tableau A ci-dessous. Le signe v indique que les questions ont été posées pendant la consultation, et le signe X indique le contraire.

Tableau A - Cadre de consultation
Principaux objectifs de la consultation Principales questions proposées dans la consultation Consultation en ligne Entrevues individuelles Consultation en personne
1. Demander aux intervenants la meilleure façon de mettre en œuvre l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV 1.1 Quels sont selon vous les plus importants facteurs qui contribueront la mise sur pied russie de l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV? v v v
1.2a Quels acteurs clés (au Canada et à l'étranger) devraient participer à l'Alliance? v v v
1.2b Comment les acteurs clés peuvent-ils contribuer au succès de l'Alliance? v v v
1.3a Quelle est la meilleure façon de garantir la mobilisation de ces acteurs? X X v
1.3b Qu'est-ce qui contribuera à leur mobilisation continue? X v v
1.4 Avez-vous d'autres commentaires sur la création de la nouvelle Alliance de recherche et de développement de l'ICVV? X v v
2. Demander aux intervenants la meilleure façon de mettre en œuvre le Bureau de coordination de l'Alliance 2.1 Quels sont, selon vous, les facteurs les plus importants qui permettront au Bureau de coordination de l'Alliance de remplir son mandat? v v v
2.2 Pour que le Bureau de coordination de l'Alliance (BCA) remplisse son mandat, avez-vous des suggestions sur la façon de renforcer les principes directeurs actuellement décrits dans l'ébauche de l'invitation à présenter des demandes du BCA ou tous les principes supplémentaires que le BCA devrait respecter? X v v
2.3a Les principales responsabilités du Bureau de coordination de l'Alliance sont-elles énoncées de façon adéquate dans l'ébauche de l'invitation à présenter des demandes du BCA? X v v
2.3b Recommandez-vous des changements? X v v
2.4a Y a-t-il des exemples de pratiques exemplaires que devrait adopter le BCA pour réaliser son mandat (p. ex. structure organisationnelle et fonctionnement)? v v v
2.4b Avec qui pouvons-nous communiquer afin d'en apprendre davantage sur ces pratiques exemplaires? v v v
2.5 Avez-vous d'autres commentaires sur le mandat et les activités proposés du nouveau Bureau de coordination de l'Alliance? X v v

3.3 Participants et méthodes de consultation

3.3.1Consultation en ligne

La première méthode de consultation était une consultation en ligne qui a eu lieu du 10 septembre au 5 octobre 2010. Cette consultation a permis à d'éventuels intervenants ne faisant pas partie du groupe d'intervenants clés choisis par l'ASPC pour les consultations en personne et les entrevues auprès des répondants clés d'apporter leur rétroaction.

L'information relative à la consultation en ligne a été affichée sur le site Web de l'ICVV, et les répondants ont été invités à soumettre leurs réponses par écrit au Bureau de vaccin contre le VIH.

Le secrétariat de l'ICVV a envoyé par courriel l'invitation à participer à la consultation en ligne aux organismes canadiens et internationaux sur le développement de vaccins contre le VIH ou aux personnes qui ont un intérêt général pour l'ICVV, ont reçu un financement de l'ICVV, ont fourni une expertise technique ou ont participé à diverses activités de l'ICVV. Un lien a également été affiché sur le site Web de l'Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH, et une circulaire a été insérée dans la trousse d'inscription des participants à la Conférence sur le vaccin contre le SIDA d'Atlanta, qui a eu lieu à la fin de septembre 2010.

Le tableau A ci-dessus contient les questions précises qui ont été posées pendant la consultation en ligne.

3.3.2 Consultation en personne

La consultation en personne a eu lieu à Ottawa le 23 septembre 2010. Au total, 35 personnes ont participé à celle-ci, y compris :

  • des organisations non gouvernementales (ONG);
  • des organisations spécialisées en maladies infectieuses;
  • des chercheurs;
  • des instituts de recherche privés et universitaires;
  • des entreprises du secteur privé œuvrant dans les technologies et la production de vaccins pertinents.

La réunion en personne visait surtout à obtenir une perspective nationale sur l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV et le Bureau de coordination de l'Alliance. Les questions précises qui ont été posées pendant la séance de consultation en personne figurent au tableau A. Le programme de la journée apparaît à l'annexe 2, et la liste des participants à la réunion du 23 septembre est jointe à l'annexe 3.

La démarche suivie pour la consultation en personne consistait à organiser des travaux en petits groupes ainsi qu'une séance plénière en se concentrant sur les deux principaux objectifs de la consultation indiqués au tableau A. En début de journée, les représentants de l'ASPC ont présenté le contexte de la consultation. L'animateur a alors ouvert une période de questions et de réponses et a recueilli les avis des participants.

Pour atteindre le premier objectif clé de la consultation (demander aux intervenants la meilleure façon de mettre en place l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV), on a divisé le groupe des intervenants en cinq petits groupes de discussion pour qu'ils répondent aux sous-questions connexes. À la fin du temps imparti, les petits groupes ont été invités à choisir deux ou trois points clés de leurs discussions. Ces points ont été ensuite abordés dans la séance plénière de l'après-midi et, dans une large mesure, ils forment l'essentiel des constatations de la section 4.

Pour atteindre le second objectif clé de la consultation (demander aux intervenants la meilleure façon de mettre en place le Bureau de coordination de l'Alliance), on a divisé le groupe des intervenants en deux, et ceux-ci ont participé à deux rondes de discussion qui ont duré tout l'après-midi.

Les constatations issues de ces discussions figurent à la section 4 ci-dessous.

3.3.3 Entrevues auprès des répondants clés

L'étape finale du processus de consultation consistait à mener des entrevues centrées auprès d'un groupe d'intervenants canadiens et internationaux clés sélectionnés. Ces entrevues ont permis d'obtenir des opinions plus approfondies sur les questions clés de la consultation auprès d'autres intervenants. Les participants à l'entrevue étaient :

  • des chercheurs canadiens qui ne pouvaient pas participer à la consultation en personne;
  • des représentants d'organisations internationales, d'alliances et d'entreprises du secteur privé clés possédant un niveau d'expérience élevé sur les activités de recherche et de développement liées au vaccin contre le VIH ainsi que des représentants d'organisations possédant des connaissances et une expérience en matière de réseau national ou international.

À l'origine, 15 répondants clés ont été invités à cette consultation et 14 d'entre eux ont participé à celle-ci, en douze entrevues distinctes (y compris deux entrevues de deux personnes) d'une durée comprise entre 30 minutes et une heure.

Les renseignements recueillis lors des entrevues auprès des répondants clés ont été synthétisés et intégrés à la section 4, Principales constatations.

3.4 Limites

La consultation a été préparée dans un délai très court. Compte tenu des contraintes de temps et de ressources, nous avons fondé le processus sur la pratique de consultation exemplaire en tenant compte du Cadre de participation du public de l'ASPC. La consultation a permis d'obtenir une participation assez diverse et approfondie d'intervenants qualifiés ainsi que des données qualitatives, même si le nombre d'intervenants était intentionnellement faible.

Nous avons déployé tous les efforts nécessaires pour en arriver à une synthèse neutre des données collectées pendant la séance en personne, les entrevues et la consultation en ligne. Pour accomplir cette synthèse, nous avons passé en revue les notes de chaque méthode de consultation et en avons extrait les thèmes principaux pour refléter les principaux points de discussion.

En ce qui concerne les résultats, les auteurs du rapport ont fait état des points de vue des participants tels qu'ils avaient été exprimés. Comme c'est l'usage dans ce type de données orales, ils n'ont pas cherché à valider les opinions présentées ou à vérifier les déclarations, sauf quand d'autres sources de données disponibles validaient clairement les avis exprimés. De plus, nous n'avons pas demandé aux intervenants de justifier par des motifs ou des considérations explicites la façon dont une suggestion pouvait être appliquée. Un dialogue plus approfondi serait nécessaire pour comprendre les points de vue et les motifs sous-jacents de certaines préoccupations ou suggestions formulées.

4.0 Principales constatations

4.1 Mise en place de l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV

4.1.1 Facteurs de réussite

Quatre thèmes principaux sont apparus dans l'ensemble du processus de consultation. Les voici :

  1. Miser sur les points forts du Canada - Définir le créneau canadien
  2. Établir des objectifs clairs
  3. Garantir une collaboration et un engagement efficaces
  4. Maintenir la souplesse

Thème  1 : Miser sur les points forts du Canada - Définir le créneau canadien

Pendant la consultation, les participants ont indiqué qu'il importe de constituer le réseau de l'Alliance à partir des points forts du Canada et, en particulier, de définir le créneau canadien en ce qui concerne le défi relatif au vaccin contre le VIH. Les participants à la consultation en personne et les répondants clés ont mentionné divers points forts, comme :

  • une capacité d'innovation démontrée;
  • un secteur scientifique solide;
  • une infrastructure et des mécanismes de financement solides;
  • de bons partenariats en cours;
  • une bonne réputation de collaboration;
  • le respect de la communauté internationale en tant qu'intermédiaire;
  • une capacité de réglementation qui sert de modèle pour les pays en développement;
  • des liens solides avec certains pays en développement;
  • l'utilité du bilinguisme du Canada en Afrique.

Parmi tous les points forts suggérés, l'expérience du Canada en matière de collaboration et d'établissement de relations a été soulignée le plus souvent. Cette expérience est considérée comme une valeur ajoutée unique que le Canada pourrait apporter à la communauté internationale sur la recherche et le développement du vaccin contre le VIH.

En général, les personnes qui ont participé aux séances et aux entrevues sont très conscientes du fait qu'il faut centrer la contribution du Canada sur la scène mondiale pour qu'elle ait des effets significatifs. Les participants ont indiqué qu'il est essentiel de concentrer l'apport unique du Canada sur ses points forts et son expertise actuels, et d'énoncer très clairement les objectifs et les priorités.

Un répondant clé a relié l'Alliance de recherche sur le vaccin contre le VIH au programme spatial du Canada en indiquant que, tout comme ce dernier, l'Alliance devait se concentrer sur une seule contribution clé au programme total, comme c'était le cas pour le « bras canadien ». Dans une discussion en petit groupe, pendant la séance en personne et au cours de plusieurs entrevues, les intervenants ont souligné qu'il faut connaître la place de l'Alliance canadienne sur le plan international avant d'établir ce créneau.

  • Créneau scientifique : Pendant la séance en personne et dans plusieurs entrevues auprès des répondants clés, les intervenants ont mentionné l'annulation du « projet d'installation » de l'ICVV qui constituait, selon certains, une initiative canadienne clé pour le défi mondial relatif au vaccin contre le VIH. Les participants ont eu du mal à redéfinir la contribution et le créneau du Canada sur le plan scientifique, et ils ont souligné que l'enjeu était de trouver la meilleure façon d'utiliser des fonds scientifiques restreints pour obtenir des effets maximaux.

    Il n'y a eu aucun consensus sur le domaine pouvant générer le plus grand impact, bien qu'on ait mentionné plusieurs fois que le Canada devait mettre l'accent sur les essais cliniques en tant que domaine logique. Il s'agit actuellement d'un point fort au Canada. De plus, il pourrait y avoir de grandes retombées d'ici cinq ans, étant donné le stade de développement actuel du vaccin contre le VIH.

    Bon nombre de participants ont indiqué que davantage de travaux scientifiques étaient nécessaires avant les essais cliniques et la fabrication subséquente du vaccin. D'autres participants ont affirmé que la fabrication du vaccin et les études de procédé pouvaient être des domaines d'intérêt clés. Dans cette conversation, les participants et les répondants clés sont souvent revenus aux remarques de départ et ont indiqué qu'il fallait savoir où le Canada se positionnait dans la communauté scientifique du vaccin contre le VIH. Il est clair qu'il faut comprendre davantage ce continuum et passer en revue les travaux accomplis à chaque stade.

    Divers éléments du continuum du vaccin contre le VIH ont été relevés comme suit :

    • Découverte et compréhension des mécanismes immunologiques et des sciences fondamentales
    • Développement préclinique du vaccin
    • Essai du vaccin sur des primates
    • Essai clinique, essai du vaccin, Phase 1, sur les humains
    • Fabrication et commercialisation

Thème 2 : Établir des objectifs clairs

Le deuxième message le plus souvent formulé par les intervenants est que, même si les objectifs généraux sont compris et généralement clairs, les objectifs mesurables et réalisables de l'Alliance ne le sont pas.

Un répondant clé a indiqué que cela ressemblait à un « champ de rêves » dans lequel les objectifs de l'Alliance sont trop vastes, trop élevés et trop vagues. Il a indiqué qu'à cause de la façon dont ils étaient actuellement décrits, ces objectifs ne retiendraient pas l'attention des participants. Au cours des diverses consultations, les participants ont indiqué qu'il fallait tout d'abord définir clairement le créneau du Canada ainsi que les objectifs pour être en mesure de sélectionner les personnes et les organisations qui seront membres de l'Alliance, et déterminer les rôles et les responsabilités du Bureau de coordination de l'Alliance. Les participants ont recommandé :

  • d'indiquer clairement que l'objectif principal de l'Alliance canadienne pour la recherche sur le vaccin du VIH est de promouvoir la participation du Canada aux efforts à l'échelle mondiale;
  • d'élaborer une mission et une vision centrée pour l'Alliance, avec des objectifs stratégiques concrets, classés par ordre de priorité et réalistes ou atteignables, et de s'engager à long terme à atteindre ces objectifs.

Plusieurs préoccupations ont été soulevées concernant les objectifs :

  • Les intervenants ont indiqué qu'il faut établir un financement à long terme, orienté sur les objectifs. Plusieurs intervenants ont affirmé qu'une période de financement à long terme (soit de plus de cinq ans) pouvait faciliter l'application des résultats de la recherche, puisqu'il faut une période d'au moins 7 à 12 ans pour développer un vaccin. Les chercheurs souhaitent savoir qu'ils auront un soutien en matière d'application des résultats de la recherche quand ils en auront besoin. Certains intervenants formulent des réserves sur le fait de consacrer des fonds aux bonnes pratiques de fabrication (BPF) avant qu'il n'y ait quelque chose à produire. Un des groupes de la séance en personne a souligné que l'accès au financement complémentaire était essentiel pour une affiliation durable à l'Alliance (orientée sur les objectifs pour les projets à long terme).
  • Les intervenants ont exprimé des vues différentes concernant la suffisance du financement de l'Alliance et du Bureau de coordination de l'Alliance. Certains participants ont indiqué que le financement est largement suffisant, tandis que beaucoup d'autres ont déclaré que le montant était trop faible (c.-à-d. le Canada est un très petit acteur par rapport au réseau mondial plus étendu).
  • Pendant la séance en personne et, dans une plus large mesure, lors des entrevues auprès des répondants clés, les intervenants ont indiqué que la concurrence et les luttes intestines représentaient des facteurs majeurs pouvant nuire à la mise en place et au fonctionnement réussis de l'Alliance. La clarté de la mission, des objectifs et de la vision pourrait permettre de compenser ce facteur, tout comme l'intégration d'un principe d'examen par les pairs, bien que les décisions ultimes doivent être prises par les bailleurs de fonds.
  • Le manque de clarté des objectifs, d'équité et de transparence des processus et de clarté des rôles et des structures de gouvernance et de prise de décision pourrait contribuer à la méfiance ou au scepticisme des membres potentiels de l'Alliance. Il existe une confusion quant à l'appartenance de l'Alliance (propriété), puisque les décisions de financement ultimes ne sont pas prises par l'Alliance elle-même. Certains intervenants se sont montrés préoccupés du fait qu'on ne leur a pas demandé leur avis plus tôt dans le processus. Enfin, les participants ont soulevé des doutes sur le processus par lequel les visions et les objectifs clairs ainsi que les livrables réalistes et réalisables seront établis.

Thème 3 : Garantir une collaboration et une mobilisation efficaces

Les participants aux cinq petits groupes de discussions en personne et bon nombre d'intervenants aux entrevues auprès des répondants clés ont indiqué que la collaboration et la mobilisation constituent des facteurs de réussite clés. Ces points ont également été reliés à la question des objectifs et de créneau. Les participants ont indiqué que dès que les objectifs de l'Alliance seront clairs, il sera plus facile de déterminer les rôles précis des partenaires et des membres.

Plusieurs participants aux séances et aux entrevues en personne ont insisté sur le fait que l'un des principaux défis dans le développement de l'Alliance n'est pas la création de celle-ci, mais sa pérennité. Pour relever ce défi, les participants ont suggéré de considérer la communication, la collaboration et la mobilisation comme des facteurs clés pour s'assurer que la valeur unique de l'Alliance sera parfaitement comprise.

Quatre points supplémentaires captent l'essence des rétroactions obtenues lors de la consultation :

  • Abolir les obstacles : Les intervenants ont indiqué que l'élimination des obstacles et l'appui à la collaboration constituent des facteurs de réussite importants pour l'Alliance. Plusieurs intervenants ont indiqué que le Canada est reconnu sur le plan mondial pour son aptitude à collaborer, mais qu'il faut davantage coordonner les travaux avec les partenaires internes du Canada. Plusieurs répondants clés ont souligné le fait que l'élimination des obstacles entre les scientifiques est l'un des plus grands défis pouvant nuire à l'Alliance, en raison de la culture généralisée de la concurrence. On a indiqué que l'établissement d'objectifs clairs et les mesures incitatives de financement visant à encourager la collaboration permettent de surmonter cet obstacle, en soulignant toutefois que l'élimination des obstacles n'est utile que si elle permet à l'Alliance d'atteindre ses objectifs.

    Plusieurs autres obstacles ont été mentionnés :

    • Obstacles fédéraux, provinciaux et territoriaux (par ex., collaboration et niveaux d'engagement équitables)
    • Difficulté d'obtenir la collaboration de la collectivité du VIH (y compris les personnes vivant avec le VIH ou le SIDA) sur une question de recherche technique
    • Nécessité de combler les lacunes fondamentales qui existent entre le développement du vaccin contre le VIH (sciences fondamentales) et son éventuelle application au niveau du consommateur (science sociale)
    • Échange insuffisant des connaissances parmi les chercheurs

    Pour être efficace, l'Alliance doit constituer véritablement une entité plurisectorielle et transdisciplinaire en faisant participer tous les intervenants et en utilisant l'expertise de la collectivité des sciences fondamentales, du développement du vaccin jusqu'au moment de sa mise sur le marché. Pour garantir le succès du vaccin contre le VIH ou le SIDA, il est nécessaire d'assurer l'innovation par l'intermédiaire de la communication et des efforts collectifs des divers domaines de la science biomédicale.

  • Participation significative : Les intervenants ont indiqué qu'une participation « significative » dans l'Alliance est essentielle, mentionnant différentes interprétations de l'expression « participation significative ». Certains d'entre eux ont indiqué que l'Alliance jouera un rôle significatif pour différents partenaires pour de multiples raisons, et ils ont souligné qu'il importe de déterminer et de reconnaître ces besoins uniques.
  • Le concept de« mobilisation croisée » a été mentionné dans les entrevues et les discussions en personne, où les participants ont utilisé des expressions comme « vrai partenariat » et « vraiment interdisciplinaire ». Ces commentaires sont fondés sur le souhait que l'Alliance ait une signification concrète afin que ses membres n'y participent pas seulement de façon superficielle, mais qu'ils soient des participants actifs qui avancent ensemble, concrètement, dans une direction.
  • Communications et mobilisation efficaces : Pendant les consultations, les intervenants ont souligné l'importance des moyens et des méthodes de communication. Ils ont semblé considérer l'Alliance comme un point d'échange de l'information. Un des petits groupes de la discussion en personne a mentionné une série de méthodes de communication : les sites Web, qui constituent une source d'information centralisée des résultats de recherche, le réseautage individualisé et une fonction de coordination pour aider les personnes à rentrer en relation aux assemblées au Canada et à l'étranger et entre celles-ci. Parmi les autres moyens de mobilisation, on peut citer les comités consultatifs et les panels de partenaires.
  • Transparence : Le mot « transparence » est revenu fréquemment dans les discussions en personne et lors de plusieurs entrevues auprès des répondants clés, renvoyant souvent au sujet de l'annulation du projet d'installation qui, selon certains participants, n'a pas été traitée de façon suffisamment transparente. D'autres intervenants ont affirmé qu'ils sont très heureux de faire partie de la consultation sur l'Alliance et ont appuyé la continuation de ce type de consultation transparente et utile. Dans au moins trois entrevues auprès des répondants clés, on a indiqué que la mobilisation constituait un pas dans la bonne direction. Les intervenants ont notamment préconisé la clarté et l'uniformité des messages et des règles de mobilisation, ainsi que la communication constante afin de garantir la transparence de l'Alliance.

Thème 4 : Maintenir la souplesse

Bien qu'il ne s'agisse pas d'un thème majeur, les intervenants ont indiqué que la souplesse est l'un des facteurs de réussite de l'Alliance en matière d'efficacité. Un groupe de discussion a relevé la souplesse comme un point fort sur lequel le Canada devait s'appuyer, tandis que d'autres ont suggéré que l'Alliance devait avoir un mécanisme de prise de décision rapide, une très faible bureaucratie et l'aptitude à s'adapter au changement.

L'infrastructure de recherche et les mécanismes de financement actuels au Canada sont moins normatifs que ceux des États-Unis. Cet environnement augmente les possibilités d'innovation de la recherche, ce qui procure un avantage clé à la collectivité de recherche canadienne. Un petit groupe de la séance en personne a souligné le fait qu'un programme de nouvelles idées pour un accès rapide au financement d'idées scientifiques novatrices permettrait de tirer profit de ce point fort et d'inciter les chercheurs qui ne travaillent pas sur le VIH à travailler en partenariat et à collaborer. 

4.1.2 Acteurs clés

Quand on leur a demandé de citer les acteurs clés de l'Alliance, les intervenants ont semblé trouver la tâche difficile. Après réflexion, la plupart d'entre eux ont supposé que cette difficulté était due au fait qu'il faut d'abord définir clairement les objectifs de l'Alliance pour pouvoir établir quels seraient les acteurs clés d'une Alliance. Pour cette raison, la plupart des rétroactions obtenues pendant la consultation ont généralement trait au type d'organisations qui devraient participer à l'Alliance.

Les participants ont indiqué qu'une fois que les objectifs de l'Alliance seront clairs (résultats réalisables et mesurables) on pourrait établir les critères d'affiliation quant aux membres à accepter, les raisons pour lesquelles leur engagement est important, les avantages pour les membres de l'Alliance, et ce qu'on attend d'eux.

D'une manière générale, les participants ont préconisé une mobilisation générale de l'ensemble des intervenants canadiens (les personnes vivant avec le VIH/SIDA, le secteur privé, la collectivité des sciences fondamentales, la collectivité des sciences sociales, les organismes de réglementation, le secteur public et les universitaires). Toutefois, les participants à la consultation en personne et aux entrevues auprès des répondants clés ont également indiqué qu'il ne faut pas doubler le travail et qu'il faut veiller à ce que la mobilisation soit ciblée et orientée vers les objectifs, plutôt qu'inclusive pour le simple fait d'être inclusive.

Les participants ont mentionné les groupes potentiels suivants :

  • les personnes et organisations entreprenant actuellement des travaux de recherche, y compris les principaux chercheurs, les chercheurs en laboratoire, les scientifiques, les spécialistes en recherche clinique ainsi que les étudiants à la maîtrise et au doctorat. Deux sous-groupes ont été mis en évidence : les champions de la recherche et les jeunes scientifiques prometteurs des secteurs public et privé. Un répondant à la consultation en ligne a souligné qu'il importe de réunir les nombreuses universités et les nombreux centres de recherche du Canada qui ont déjà développé des vaccins expérimentaux contre le VIH prêts à être testés sur les humains;
  • les partenaires internationaux qui effectuent les essais cliniques. Les partenaires ont mentionné le lien avec les partenaires internationaux issus de pays et de continents comme l'Inde et l'Afrique, où l'impact du VIH/SIDA à long terme est important. Cette participation est essentielle pour que le Canada apporte une contribution significative à l'effort mondial. On a indiqué que le vaccin fera probablement l'objet d'essais dans l'hémisphère sud et non au Canada. Par conséquent, on pourrait mettre en relation les grandes entreprises pharmaceutiques, les universitaires, les chercheurs et les réseaux d'autres pays des hémisphères nord et sud. Cependant, d'autres participants ont de nouveau insisté sur le fait qu'il faut s'orienter sur les objectifs pour établir la participation internationale. Le bilinguisme du Canada a été considéré comme un atout en raison des liens solides entre les organismes de recherche africains, ce qui le place en bonne position en matière d'engagement international;
  • les organismes de financement majeurs, qui ont été cités comme des acteurs clés devant participer à l'Alliance de façon active pour coordonner toutes les activités de financement mondiales à l'appui de la recherche et des travaux sur le VIH au Canada et à l'étranger, comme la fondation Bill et Melinda Gates, les Instituts de recherche en santé du Canada, la fondation Clinton et les bailleurs de fonds européens;
  • les gouvernements provinciaux et territoriaux cités comme des partenaires potentiels;
  • les organisations de santé publique des provinces et des territoires également cités comme des partenaires potentiels de l'Alliance;
  • les organisations et les réseaux extérieurs à la collectivité travaillant sur le vaccin contre le VIH qui ont été cités en raison de leur contribution potentielle en matière d'innovation et de recherche. Un répondant clé a indiqué que la collectivité qui travaille au vaccin contre le VIH était connue pour être historiquement distincte des autres groupes de recherche sur les vaccins, et que son intégration pouvait mener à un développement de l'innovation et de l'apprentissage. Par exemple, le groupe de recherche sur la malaria pourrait apporter une grande expertise en conception et en processus;
  • les membres de la communauté, y compris les personnes et les organismes qui représentent les personnes vivant avec le VIH/SIDA, en reconnaissance de leur très grand rôle dans l'application des résultats de la recherche, conformément au principe de participation accrue des personnes vivant avec le VIH/SIDA;
  • la collectivité des sciences sociales, en raison du rôle crucial qu'elle joue pour comprendre les problèmes de comportement liés à la science;
  • l'industrie des vaccins, y compris les entreprises de biotechnologie et fabrication de produits pharmaceutiques, en raison de son rôle significatif en matière de production et de distribution;
  • les organismes de réglementation, comme Santé Canada, qui contribuent à rédiger les règlements et les politiques provisoires nécessaires pour faciliter l'avancement des travaux.

Voici quelques-unes des organisations citées par les participants :

  • Programme de vaccination contre le sida en Afrique (PVSA)
  • BIOTECanada - Le porte-parole canadien de la biotechnologie
  • Réseau d'essais de prévention Canada-Afrique (réseau CAPT)
  • Association canadienne de recherche sur le VIH (ACRV) - Inventaire national du VIH
  • Instituts de recherche en santé du Canada - Réseau canadien pour les essais VIH
  • Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) - Institut de la santé des Autochtones (ISA)
  • Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) - Centre de sciences sociales pour la mise en pratique des résultats de la recherche en santé communautaire
  • Réseau canadien pour l'élaboration de vaccins et d'immunothérapies (CANVAC) Lien externe (ancienne appellation)
  • Centre for Operations Excellence (COE) - Vancouver
  • Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&D)
  • Association canadienne de santé publique (ACSP)
  • Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ-AIDS) et Le Réseau SIDA et Maladies Infectieuses (SIDA-MI)
  • L'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination
  • Santé Canada (SC)
  • Laboratoire national de microbiologie (LNM) de l'ASPC à Winnipeg
  • Initiative internationale pour un vaccin contre le sida (IIVS)
  • Centre international de recherche sur les vaccins - Université de la SaskatchewanExternal Link (InterVac)
  • Institut international de vaccins en Corée (Nations Unies) (IIV)
  • Réseau ontarien de traitement du VIH
  • Agence de la santé publique du Canada (ASPC)
  • National Institutes of Health Vaccine Research Centre des États-Unis (NIH VRC)
  • Organisation mondiale de la santé (OMS)
  • Un répondant clé a cité de façon générale des groupes et des alliances similaires en France qui adoptent des approches similaires en matière de recherche sur les vaccins.
  • Un autre répondant a cité des entreprises pharmaceutiques comme Merck, Sanofi, VaxGen, et Sumagen

4.1.3 Efficacité de la mobilisation

Nous avons demandé aux participants aux séances en personne et aux entrevues auprès des répondants clés d'indiquer la meilleure façon de mobiliser les acteurs clés et les éléments qui faciliteront leur mobilisation dans l'Alliance. Plusieurs fois dans la consultation et les entrevues en personne, les personnes interrogées ont indiqué que ce n'est pas la création de l'Alliance qui représente l'enjeu principal, mais plutôt sa pérennité. Plusieurs intervenants ont fait remarquer que l'aptitude du Canada à montrer l'engagement complet et continu de divers intervenants clés peut en réalité être un modèle pour la communauté internationale. Voici certaines des suggestions formulées par les participants sur la façon de favoriser la mobilisation continue des membres de l'Alliance :

  • Communiquer clairement les objectifs : Les participants ont de nouveau indiqué qu'il faut définir les objectifs de façon claire et forte pour mobiliser les partenaires. Cela permettrait d'établir qui mobiliser et comment. Bon nombre de participants à la séance et de personnes interrogées ont indiqué que le niveau de mobilisation et la participation continue des membres potentiels seraient plus élevés si ceux-ci comprenaient et appuyaient les objectifs de l'Alliance et savaient comment ils pouvaient contribuer de façon unique à l'atteinte de ces objectifs. Les participants ont recommandé de définir la contribution à valeur ajoutée de l'Alliance et de montrer aux membres potentiels les avantages qu'ils peuvent en tirer afin de les mobiliser. Les gens agiront en conséquence s'ils voient ce lien.
  • Sensibiliser les bons acteurs. Les participants ont indiqué à plusieurs reprises qu'il faut cibler les communautés d'après des objectifs clairs. Soulignant ce fait, ils ont reconnu que pour qu'un réseau ait une portée considérable, il faut des efforts importants en marketing, en initiation, en prospection et en établissement de relations. Ils ont ajouté que la sensibilisation de réseaux établis, comme le réseau des IRSC, ou de personnes clés, comme les directeurs des services de recherche des universités, peut permettre de générer un intérêt pour l'Alliance. Un répondant clé a en outre suggéré qu'il faut veiller à ce que tous les acteurs importants soient mobilisés dès le début.
  • Incitatifs : Plusieurs formes d'incitatifs ont été suggérées, notamment :
    • l'accès au financement spécialisé (c.-à-d. financement qui récompense la collaboration et l'innovation et appuie les intérêts de recherche plus modestes);
    • la possibilité de collaborer de façon significative avec d'autres chercheurs sur une recherche nouvelle, novatrice, de haut profil et de calibre élevé ou sur une recherche en cours;
    • la possibilité d'échanger les connaissances et les réussites;
    • la reconnaissance publique des contributions personnelles et organisationnelles, pour mobiliser les intervenants de façon durable;
    • la possibilité de contribuer de façon significative à l'orientation stratégique et un sentiment d'appartenance dans cette orientation;
    • un paiement pour l'expertise spécifique et le temps mobilisé (p. ex. subventions pour le financement des applications et les travaux de leadership).
  • Contrôle ou crédibilité scientifique : Un des thèmes importants de la consultation est la volonté de la communauté scientifique de contrôler son propre créneau. Les participants ont indiqué qu'il faut établir un leadership scientifique solide, et ils ont souvent affirmé qu'il faut créer des organismes consultatifs scientifiques. Cela indique que la question de la crédibilité scientifique est importante pour la mobilisation continue de la collectivité de la recherche. Les participants ont constamment indiqué que l'initiative a besoin d'un champion possédant le charisme nécessaire pour mobiliser les intervenants et la crédibilité scientifique pour faire en sorte que cette mobilisation soit durable.
  • La bonne méthode de mobilisation : Les participants ont indiqué qu'en intégrant une diversité de moyens de mobilisation, on augmenterait la probabilité d'un intérêt continu. Les mécanismes de face à face ont été cités comme une mesure incitative majeure pour appuyer la mise en commun des connaissances et des réussites. Toutefois, les intervenants ont formulé des réserves sur les dépenses excessives pour cette forme onéreuse de mobilisation, suggérant que ces efforts doivent être très stratégiques. Voici des exemples :
    • Rassembler les personnes à des conférences : soit en tandem avec la réunion de l'Association canadienne de recherche sur le VIH pour permettre au réseau de collaborer.
    • Conseils consultatifs communautaires : Par exemple, rassembler les personnes vivant avec le VIH/SIDA pour les informer et obtenir des idées des communautés de l'ensemble du pays.
    • Réunions plus importantes, comme un congrès canadien, ou d'autres consultations pour rassembler les membres de l'Alliance afin d'établir l'orientation de celle-ci.

 

4.1.4 Modèles utiles de mise en œuvre

Les participants ont souligné plusieurs modèles dont tirer des leçons pour la mise en place de l'Alliance, à la fois dans le domaine du VIH/SIDA et en dehors de celui-ci.

Modèles dans le domaine du VIH/SIDA :

  • L'ancien Réseau canadien pour l'élaboration de vaccins et d'immunothérapies (CANVAC) a été cité comme un modèle important, car il inclut un investissement sur cinq ans dans les bonnes pratiques de laboratoire (BPL). Il serait utile d'examiner les leçons apprises de cette initiative, soit ce qui a bien fonctionné et ce qui n'a pas fonctionné. Par exemple, le réseau avait un grand élan à court terme, mais il s'est essoufflé à long terme.
  • Le Réseau canadien pour les essais VIH des Instituts de recherche en santé du Canada a été cité plusieurs fois en raison de ses compétences en gestion de réseau. Il possède en particulier des employés et un bureau de coordination qui relie les chercheurs et les autres acteurs clés et fournit de bons processus pour aider les chercheurs, notamment à préparer les demandes aux fins d'examen éthique et d'approbation.
  • L'Association canadienne de recherche sur le VIH a été citée, car certains la considèrent comme le meilleur modèle actuel pour rassembler les chercheurs canadiens.
  • L'association Genetically Engineered AIDS Vaccine (AIDSVAX), dirigée par le virologiste Robert Gallo.
  • ZOR, Inc. - Social and Behavioral Health Solutions (appelée « AIDS Zoro » dans la consultation en personne)
  • Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH (L'Enterprise). Plusieurs répondants clés ont cité « L'Entreprise mondiale » comme un modèle pour l'Alliance qui fonctionne bien.
  • L'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination a été citée en raison de sa perspective à long terme.
  • Le HIV Vaccine Trials Network (HVTN) des National Institutes of Health (NIH) des États-Unis a entrepris plusieurs collaborations réussies avec l'industrie sur une plus petite échelle.

Modèles hors du domaine du VIH/SIDANote en bas de page 3 :

  • Les réseaux de centres d'excellence. Plusieurs leçons ont été tirées de ce modèle :
    • Cette organisation donne un petit montant supplémentaire à un chercheur qui s'engage à effectuer certains travaux ou certaines recherches dans une direction particulière. Ce modèle de financement offre une aide supplémentaire pour les travaux actuels et encourage la collaboration.
    • Le Réseau du génie protéique du Centre d'excellence du Canada est un réseau de collaboration de 15 ans qui a produit toute une génération de scientifiques qui n'hésitent pas à demander de participer à des partenariats.
  • Réseau de thérapie génique des États-Unis : il ne s'agit pas d'une institution unique, mais d'un réseau efficace pour les travaux d'application des résultats de la recherche.
  • Le Canadian Centre for Vaccinology à l'Université de Dalhousie a été cité comme un réseau interdisciplinaire possédant une structure de gouvernance claire.
  • La Vaccine and Infectious Disease Organization (VIDO) a eu beaucoup de succès et constitue peut-être une bonne source d'information.
  • Child Health British Columbia est un réseau provenant des services de protection de l'enfance et de la jeunesse qui a connu un succès relatif grâce à la solidité de son organisme de coordination.
  • Le Projet du génome humain est un exemple d'Alliance réussie.
  • Certains travaux dans le domaine de la mucoviscidose ont permis d'établir une vision claire et des niveaux de mobilisation satisfaisants.
  • L'Alliance mondiale de lutte contre la tuberculose.
  • Le Southern Alberta Child and Youth Network a été cité, car il a mené une analyse des pratiques exemplaires en architecture de réseau et en conception.

4.2 Mise en place d'un Bureau de coordination de l'Alliance (BCA) efficace

4.2.1 Facteurs clés pour réaliser le mandat du BCA

Bon nombre d'intervenants ont dit avoir des difficultés à cerner les facteurs de réussite pour la mise en place d'un Bureau de coordination de l'Alliance (BCA) efficace. Cette difficulté est liée au caractère flou et vaste du mandat et des objectifs de l'Alliance à ce stade. À la lumière de cela, les participants ont cité les quatre principaux facteurs de réussite suivants :

  • Aptitude à encourager la collaboration

    Bien qu'ils considèrent que les objectifs sont flous, la grande majorité des intervenants a indiqué que la collaboration constitue un facteur de réussite clé pour l'Alliance et a valorisé l'aptitude du Bureau de coordination de l'Alliance à encourager la collaboration grâce à la communication, créant des liens et favorisant l'apprentissage.

    Les intervenants ont affirmé clairement que leur concept de collaboration consistait notamment à veiller à ce que les investissements soient synchronisés et à ce que des voies de réseautage et de communication soient établies. Ils perçoivent souvent le rôle du Bureau de coordination de l'Alliance comme un rôle éducatif et s'imaginent un personnel peu bureaucratique dont le rôle principal est de pouvoir communiquer clairement la mission, les objectifs concrets, les produits et services de l'Alliance, ainsi que les relations de financement.

    Les participants à la consultation en ligne et souvent aux entrevues auprès des répondants clés ont indiqué que le BCA devait tout d'abord être capable de cerner les lacunes. Après avoir compris ces lacunes, le rôle du BCA serait de faciliter le processus de mobilisation d'autres parties pour collaborer et combler ces lacunes.

    Bon nombre de personnes pendant la consultation ont indiqué qu'il s'agit d'un rôle important et qu'il serait extrêmement difficile de mettre en place cette initiative avec un petit budget. Plusieurs participants ont suggéré que deux à quatre employés de soutien seraient nécessaires. Leur rôle serait de répondre aux besoins en matière d'apprentissage et de communication de l'Alliance. D'autres personnes ont indiqué que l'intégration du BCA dans une organisation orientée sur la recherche peut être un atout.

  • Solidité et neutralité du leadership

    Les intervenants des consultations en personne et des entrevues ont indiqué qu'un bon leadership est essentiel à la réussite du Bureau de coordination de l'Alliance. Bien qu'ils aient clairement mis l'accent sur la capacité de communication et l'aptitude à rassembler les gens, les participants ont défini de plusieurs manières ce qui constitue un bon leadership :

    • La neutralité a été citée comme une préoccupation importante. Les intervenants ont clairement indiqué que le chef du BCA doit être en mesure de mettre de côté ses intérêts personnels (p. ex. le chef du BCA est-il en mesure de recevoir un financement s'il s'agit d'un scientifique? Si oui, comment le conflit d'intérêts sera-t-il évité et communiqué?)
    • L'aptitude à parler à divers intervenants et à des groupes d'intérêts divers, et à créer un lien entre les intervenants en les mettant en relation de façon efficace. Certaines personnes ont comparé ce rôle aux « services de médiation », car il consiste à mobiliser des intervenants de toute la chaîne des vaccins contre le VIH, de la découverte de ce dernier aux essais cliniques.
    • Les connaissances ainsi que la capacité et la volonté d'utiliser les réseaux et les ressources actuels. Par exemple, les participants ont indiqué qu'il existe déjà des ressources. Par exemple, l'Association canadienne de recherche sur le VIH a un répertoire en ligne des documents de recherche sur le VIH que l'on peut utiliser, et le BCA doit être en mesure de tirer profit des travaux actuels de façon aisée et efficiente.
    • La crédibilité : Quelqu'un qui est assez averti pour obtenir le respect de la communauté scientifique et qui est un champion reconnu par les personnes n'appartenant pas à la communauté scientifique. Le chef du BCA doit avoir une bonne compréhension de l'ensemble de la chaîne de la recherche, soit aussi bien de ce qu'il faut pour commercialiser un produit que des principes scientifiques fondamentaux, et cerner les lacunes en matière de recherche.
    • L'objectivité, l'équité et l'aptitude à prendre de bonnes décisions par le biais des consultations et d'une mobilisation efficace.
    • Un caractère réfléchi et visionnaire, capable d'inspirer les autres, et une réputation en matière d'ouverture, de diplomatie et de clarté de la communication.
    • L'orientation sur la stratégie, avec l'aptitude de passer de la vision à l'action.
    • L'aptitude à agir comme un « levier de financement » qui tirerait profit des fonds liés aux objectifs concrets de l'Alliance et des partenariats comme les alliances fédérales, territoriales et provinciales.
    • L'acuité politique et l'aptitude à établir et à représenter le rôle et la réputation du Canada à l'échelle mondiale.
  • Structures de gouvernance et de prise de décision clairement définies

    Les participants aux entrevues auprès des répondants clés et aux séances en personne ont indiqué que les éléments du mandat sont flous, en particulier en ce qui concerne la structure de gouvernance, les limites de responsabilité et les processus de prise de décision. Le rôle des organismes de surveillance et des autres organisations doit être clarifié.

    Les participants ont fait remarquer que, dans sa description actuelle, la structure de gouvernance de l'Alliance semble comporter trop de personnes, soit qu'elle est trop compliquée et complexe. D'autres personnes ont fait remarquer qu'un soutien en gouvernance peut être nécessaire en raison de la complexité et de l'ampleur du défi que le BCA doit relever.

    Certains participants ont suggéré des mécanismes supplémentaires, comme la représentation des bailleurs de fonds dans le conseil d'administration (organisme d'approbation) ou la participation de personnes dans d'autres groupes ou comités consultatifs, comme un comité consultatif scientifique, communautaire ou en fabrication, selon les besoins. Ces organismes de consultation permettraient de relever les lacunes, d'examiner et d'analyser la faisabilité, les coûts et les options, et de classer les priorités. Certaines personnes ont indiqué que la science doit être un moteur solide, mais que la sélection sera difficile en raison des partis pris possibles.

  • Être réaliste quant à ce que l'on peut faire avec le financement disponible

    De nombreux participants se sont montrés préoccupés par l'ampleur de la tâche du BCA, qui ne peut pas être accomplie de façon réaliste avec le financement disponible. Certaines personnes ont indiqué que le budget ne permet pas d'obtenir l'expérience et les connaissances approfondies nécessaires pour mettre les collectivités en relation. D'autres personnes ont indiqué que l'analyse de l'environnement mentionnée dans l'Invitation à présenter des demandes est une énorme entreprise et n'est peut-être pas réaliste.

    Les participants indiquent qu'il sera important de ne pas doubler les travaux faits ailleurs; ils préconisent une rationalisation de l'Alliance grâce à des objectifs clairs et réalisables, réduits de façon considérable de manière à constituer des points où le Canada peut faire des avancées et apporter une contribution réaliste et significative (quant au financement sur cinq ans), et ils appellent l'Alliance à ne pas se disperser en s'occupant de l'ensemble de la chaîne, de la découverte du vaccin à sa mise sur le marché.

  • Transparence

    Un dernier facteur de réussite pour le BCA porte sur la transparence du processus. La collectivité a besoin de constater que le processus de sélection est équitable. Pour atteindre cette transparence et inciter la collectivité à présenter une demande, un répondant clé a suggéré d'établir une première étape de présélection des demandes suivie d'une deuxième étape où l'on aide les organisations sélectionnée à la première étape dans le processus de demande pour assurer l'égalité des chances (p. ex. rendre le processus plus équitable pour les organisations ou les groupes plus petits qui peuvent être admissibles).

    • Se pencher sur les conflits d'intérêts : Un deuxième élément de transparence porte sur l'ouverture quant à la façon dont les fonds seront utilisés et la prévention des conflits d'intérêts. Beaucoup de participants ont indiqué qu'il importe que l'équipe de direction du BCA soit neutre et n'ait aucun lien avec les organismes de recherche. Par exemple, le fait que le directeur du BCA obtienne une subvention de recherche serait très critiqué. Toutefois, les participants ont indiqué qu'il est difficile d'attirer des chefs de file hautement qualifiés et crédibles sur le plan scientifique sans leur offrir la possibilité d'un financement.

4.2.2 Principes directeurs pour le fonctionnement du BCA

Les participants ont formulé les suggestions suivantes pour réviser, compléter ou adapter les principes directeurs :

  • Le principe de « promotion » inclut la publicité dans un groupe de discussion plus large. La promotion devrait dépasser la simple promotion de la recherche sur les vaccins; elle devrait consister à informer la collectivité plus vaste des chercheurs canadiens sur le vaccin contre le VIH et leurs initiatives de recherche.
  • « La participation de la communauté », en tant que principe, est un terme problématique pour plusieurs participants.
    • On a suggéré de remplacer ce terme par « mobilisation des intervenants ».
    • La participation de la communauté peut être un terme réducteur et par conséquent, il est peut-être plus utile de définir explicitement plusieurs intervenants, p. ex. les personnes vivant avec le VIH/SIDA et leurs représentants seraient-ils inclus?
    • Il faut envisager de nommer de façon explicite l'éventail des intervenants d'après : 1) les objectifs : des essais préalables à l'éthique, en passant par la réglementation et la production; 2) l'expertise quant au contenu : l'industrie, les organismes de réglementation, les organismes de la collectivité de service du SIDA et les éthiciens.
    • Ajout d'une formule : Il faut remplacer le mot « participation » par l'expression « respect des multiples formes d'expertise », car les différents types d'intervenants ont différents besoins en matière de participation. L'idée est d'inclure un éventail de partenaires en vue d'une mobilisation significative, et non pour le simple fait d'être inclusif, ce qui pourrait entraîner une importante mobilisation inutile.
    • Il faut tenir compte du concept de mobilisation « transdisciplinaire ».
    • Il faut tenir compte du concept de partenariat authentique comme principe. Ce concept dépasse celui de la « participation de la collectivité » et est plus utile que celui-ci.
  • La facilité d'adhésion pourrait être un nouveau principe directeur pouvant ajouter de la valeur. Ce principe devrait permettre de savoir pourquoi les personnes rejoindraient l'Alliance et pourquoi leur participation ajouterait de la valeur à celle-ci.
  • La participation significative est un principe clé. Au fond, il faut posséder une certaine forme d'expérience pour participer à l'Alliance, ainsi que des références prouvant une expérience dans le cadre de la demande.
  • Il faut respecter le principe d'obligation de rendre compte. Les participants ont indiqué que le BCA doit être chargé de dépenser les fonds de façon judicieuse et être tenu responsable vis-à-vis du groupe de l'Alliance.
    • Une certaine clarté est nécessaire concernant la nature de l'obligation de rendre compte du BCA face au gouvernement; autrement dit, le BCA sera-t-il une organisation sans lien de dépendance avec le responsable de la prise de décision ou sera-t-elle, sur le plan politique, chargée de rendre compte au ministre?
    • L'obligation juridique de rendre compte est une préoccupation qui doit être résolue dans les principes. Par exemple, comment l'obligation de rendre compte peut-elle s'appliquer à une organisation non gouvernementale qui participe au BCA? On a fait remarquer que les ONG avaient leur propre chaîne de responsabilisation. Il importe de mentionner cela dans la DP.
    • Il faut promouvoir la transparence en tant que principe lié à l'obligation de rendre compte. Les participants ont fait remarquer que la déclaration de conflit d'intérêts est importante.
    • La productivité est un élément de l'obligation de rendre compte : le BCA doit viser une efficience et une efficacité maximales avec des ressources limitées.
  • Créer un principe de « neutralité ».
    • Inclure le concept de déclaration de conflit d'intérêts pour garantir la transparence. Par exemple, les participants ont fait remarquer que tous les scientifiques qui travaillent sur des vaccins devront renoncer à la neutralité, car ils se trouveront probablement en conflit d'intérêts.
    • Clarifier le niveau d'indépendance de cet organisme.
    • Résoudre la façon dont nous assurons un équilibre en matière d'obligation de rendre compte (p. ex. pour les bailleurs de fonds et les organismes gouvernementaux) et l'indépendance.
  • Affirmer, en principe, que cette initiative consiste à produire un vaccin, et non simplement à répartir les fonds et à faire de la politique.
  • Éliminer les termes vagues, comme « respecter ou dépasser les normes d'excellence », qui ont très peu de sens sans indicateurs de réussite mesurables (c.-à-d. comment le BCA saurait-il qu'il a réussi à respecter ce principe?).
  • Les participants à plusieurs entrevues auprès des répondants clés ont suggéré de déployer plus d'efforts sur la façon dont les principes seront respectés dans la pratique. Il s'agirait peut-être de créer un ordinogramme montrant comment les principes seront appliqués.

4.2.3 Principales responsabilités du BCA

Les participants ont eu beaucoup de mal à discuter des principales responsabilités du BCA. Ils avaient en effet le sentiment général que le créneau canadien ainsi que la mission et les objectifs stratégiques de l'Alliance et du BCA étaient flous, et ils ont donc eu des difficultés à répondre à la question.

D'une manière générale :

  • Il est nécessaire de clarifier davantage les rôles et les responsabilités, en particulier en ce qui a trait à l'éventail de responsabilités que devra assumer le BCA (valider, faciliter et créer des programmes, etc.). Les participants souhaitaient savoir si le rôle du BCA était de regrouper les experts ou de coordonner tout simplement le travail des autres personnes qui cernent les lacunes et les possibilités en matière de recherche et de développement. Les participants ont fait remarquer que ces deux tâches nécessitaient des champs de compétence très différents.
  • Les participants ont demandé une définition des rôles de gouvernance, peut-être sous la forme d'un graphique, ce qui permettrait d'expliquer les responsabilités. Certaines personnes ont indiqué que lorsqu'on divisait le modèle, le BCA commence à ressembler à un bureau de communications. On se demande si le BCA serait chargé, par exemple, de faciliter le processus de définition des orientations stratégiques.
  • Les participants ont fait remarquer que les relations et les voies de décision n'étaient pas claires et ont demandé une description des limites de responsabilité dans le document. Ils ont également affirmé qu'ils ignorent si le BCA vise à être un chef de file scientifique dans le monde des vaccins ou à être surtout un administrateur. Certaines personnes ont jugé que la section 4.3 (Critères de sélection) doit citer les deux critères : être un champion scientifique et un administrateur compétent. Toutefois, ils ont indiqué que le concept d' « intermédiaire neutre » est problématique puisque les champions scientifiques ont souvent des intérêts dans le domaine, ce qui rend leur neutralité difficile.
  • Plusieurs participants ont fait remarquer que certains termes doivent être davantage définis et approfondis. Par exemple, en lisant le mot « catalyseur », un répondant clé s'est demandé comment ce rôle sera appliqué dans la pratique.

Malgré un manque perçu de clarté quant aux objectifs de l'Alliance, trois rôles potentiels ont été cités par les participants.

  • Intermédiaire : Favoriser les relations et la collaboration avec les chercheurs, l'industrie et les organismes de réglementation concernés, de la découverte du vaccin aux essais cliniques, ce qui couvre les services précliniques et la production.
  • Levier de financement : Tenter d'obtenir des fonds liés aux objectifs concrets et de tirer profit de partenariats comme l'alliance fédérale, provinciale et territoriale.
  • Spécialiste en commercialisation/Communicateur : Les participants ont discuté longuement de la nécessité de mobiliser plusieurs intervenants, comme l'industrie, les groupes scientifiques et les organismes de réglementation, et ont indiqué que le BCA permettra d'informer ses membres grâce à une mobilisation continue (c.-à-d. il obtiendra de nouvelles connaissances et transmettrait celles-ci à un réseau plus vaste).

    Selon une autre interprétation de son rôle en communication, le BCA jouerait un rôle éducatif sur le plan international, en particulier pour la coordination des activités de formation et de renforcement des capacités. Le Canada peut utiliser ses points forts en matière de communication pour former la collectivité de la recherche sur le vaccin contre le VIH. Certains participants ont jugé qu'il s'agit d'un point fort du Canada par rapport aux États-Unis. Pour cette raison, le Canada est déjà un centre de formation international. Certains participants ont fait valoir que le rôle des membres de l'Alliance est de fournir des services de formation et que ce n'est pas celui du BCA, indiquant au contraire que celui-ci devrait promouvoir l'éducation et coordonner la formation, mais ne pas assurer, en tant que tel, la formation.
  • Coordonnateur stratégique : Parmi les principaux domaines de discussion et d'incertitude, les participants se sont demandé si le BCA serait tenu d'assumer un rôle de chef de file pour la définition des objectifs stratégiques de l'Alliance. Bon nombre de participants ont indiqué que les lacunes sont bien connues et documentées (en particulier, l'Entreprise mondiale), tandis que d'autres personnes ont fait remarquer que la place de l'expertise canadienne dans le contexte mondial de la recherche sur le vaccin n'est pas claire. On a souligné le fait que cette tâche peut trop vaste et difficile pour être accomplie. Quelle que soit la façon d'élaborer la stratégie, les participants ont semblé indiquer que le BCA doit jouer un rôle de coordonnateur stratégique.

4.2.4 Modèles relatifs à la pratique opérationnelle exemplaire

Les participants ont cité plusieurs modèles utiles à partir desquels on peut tirer des leçons (en tenant aussi bien compte des approches fructueuses que de celles qui ont échoué) sur la meilleure façon de mettre en place le Bureau de coordination de l'Alliance. Ils ont en général donné très peu de détails sur les pratiques exemplaires, supposant probablement que le BCA sera chargé de faire des recherches sur ces modèles et d'étudier ceux-ci en établissant ses propres pratiques. Voici quelques-unes des organisations qui ont été citées (sans ordre particulier) :

  • Des organisations comme les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont été cités comme modèles pour l'adoption des pratiques exemplaires en raison des mécanismes solides de leurs groupes consultatifs.
  • Le modèle des Centres d'excellence nationaux (CEN) est un modèle hybride qui peut offrir des pratiques exemplaires pour les règlements, l'utilisation des contributions en nature, les réseaux, etc. Il s'agit d'une organisation intégrée dans un organisme centré sur la recherche où la fonction administrative joue un rôle complémentaire et non prépondérant, et où les sommes versées sont destinées aux chercheurs.
  • Le Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies (CCLAT) est une organisation qui comprend de nombreuses personnes œuvrant dans plusieurs domaines.
  • Il faut tenir compte des meilleurs éléments de l'Initiative internationale pour un vaccin contre le sida (IIVS) et obtenir des suggestions pour d'autres modèles.
  • L'association PREVENT a un modèle calqué sur celui des CEN ainsi qu'un mandat canadien.
  • En étudiant les succès et les échecs de l'ancien Réseau canadien pour l'élaboration de vaccins et d'immunothérapies (CANVAC), on peut obtenir une profusion de renseignements sur les pratiques exemplaires.
  • Grand Challenges in Global Health est une organisation qui accorde des subventions et pourrait fournir des pratiques exemplaires.
  • Vaccine Research Center (VRC) aux États-Unis (fait partie du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID)).
  • Center for HIV/AIDS Vaccine Immunology (CHAVI). Cette organisation a été citée, car elle est dirigée par une personne qui a des allégeances multiples, mais qui est chercheur et dirige un réseau similaire. Le modèle du CHAVI est un bon modèle de partenariat qui vise à faire avancer la recherche.
  • Le HIV Clinical Trials Network a été cité en raison de sa structure de bureau central, de son expertise et des services de soutien qu'il offre.
  • La Société canadienne de pédiatrie a été citée comme modèle en raison de son succès en tant qu'intermédiaire honnête, de ses principes directeurs et de son aptitude à maintenir un équilibre dans la défense des intérêts.
  • La fondation Gates a été citée en raison de son modèle de prise de décision illustré dans sa relation avec le gouvernement du Canada.
  • L'Alliance mondiale contre les maladies chroniques a été citée en raison de son partenariat fructueux avec divers pays, et de sa structure de gouvernance.

5.0 CONCLUSION

La consultation avait pour but d'explorer les meilleures façons de mettre en place l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV ainsi que le Bureau de coordination de l'Alliance (BCA).

Les commentaires recueillis pendant la consultation ont confirmé la nécessité de préciser davantage la vision de l'Alliance et ses objectifs spécifiques avant de procéder à la sélection de ses membres et avant que le BCA élabore un plan de mise en application. De plus, les intervenants ont souligné l'absence de vision commune claire quant au rôle que devrait jouer le Canada dans les efforts de la communauté internationale pour mettre au point un vaccin, et quant au niveau d'engagement du Canada pour assurer que sa participation soit la plus utile. Les intervenants ont mis en évidence le fait que, puisque la contribution du Canada est relativement modeste à l'échelle mondiale, le pays doit définir de façon très précise le créneau qu'il entend occuper de façon à donner une réelle valeur ajoutée à sa contribution sur le plan international.

La majorité des intervenants reconnaissait que la mise sur pied d'une Alliance constitue le mécanisme logique pour améliorer et soutenir la collaboration en vue de mettre au point un vaccin contre le VIH. Plus particulièrement, la plupart des intervenants de la communauté scientifique reconnaissent et comprennent que pour réussir à mettre au point un vaccin, il faudra une meilleure collaboration et une plus grande capacité d'innovation, et il faudra cesser de travailler en vase clos, comme cela est traditionnellement le cas dans le domaine du VIH/SIDA. Plusieurs intervenants ont également souligné la solide collaboration scientifique entre les professionnels œuvrant dans le domaine du VIH et ceux qui travaillent dans d'autres champs.

Tout au long de la consultation, les intervenants ont mis en évidence l'importance d'un engagement significatif et soutenu. Majoritairement, les intervenants appuient l'engagement et la collaboration multidisciplinaire et transdisciplinaire à large échelle, dans la mesure où tous travaillent en fonction des objectifs qui ont été définis pour l'Alliance et en vue d'atteindre ces objectifs.

Pour ce qui concerne le Bureau de coordination de l'Alliance, les intervenants souhaitent que ce bureau soit un centre de coordination neutre ayant une structure administrative réduite qui sera sous la direction d'un leader compétent sur le plan scientifique et ayant une grande capacité de développer et entretenir des relations solides. Les intervenants ont souligné l'importance de la transparence tant pour ce qui concerne la hiérarchie des responsabilités que pour le financement, et ont indiqué que l'une de leurs principales préoccupations concernait la possibilité de conflits d'intérêts au sein des membres de la direction.

De façon générale, on a mentionné qu'à l'échelon élevé, l'invitation à présenter des demandes était relativement claire, mais on a exprimé des préoccupations relativement aux principes, aux rôles, aux responsabilités et à la hiérarchie des responsabilités. La plupart des intervenants ont indiqué que les objectifs devaient être plus concrets et ont exprimé leurs préoccupations sur le fait que l'invitation à présenter des demandes ne puisse répondre aux exigences budgétaires et au calendrier prévus.

Enfin, l'un des principaux répondants interrogés a souligné que, comme l'a démontré une recherche effectuée par la Fondation Bill et Melinda Gates et l'Université Duke, les deux principales causes d'échec de ce type d'alliance sont l'absence d'une vision commune des objectifs et le manque de confiance entre les divers partenaires. Il ressort clairement de la consultation des intervenants que ces derniers sont bien conscients des facteurs de succès de telles alliances. La consultation a également montré que les intervenants désirent ardemment apporter leur contribution à la mise au point d'un vaccin contre le VIH et aider à sauver des vies dans le monde entier, et qu'ils font preuve d'un optimisme prudent quant aux chances de la nouvelle alliance canadienne d'y parvenir.

Annexes

Annexe 1

Invitation à la consultation en ligne

consultation
alliance de recherche et de développement de l'initiative canadienne
de vaccin contre le VIH

Les ministères et organismes participant à l'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV) (l'Agence canadienne de développement international, l'Agence de la santé publique du Canada, Industrie Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada et Santé Canada) et la Fondation Bill et Melinda Gates vous invitent à soumettre vos commentaires dans le cadre d'une consultation sur l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV. Cette consultation prendra fin le mardi 5 octobre 2010.

Le 20 juillet 2010, dans le cadre de la XVIIIe Conférence internationale sur le SIDA tenue à Vienne, le gouvernement du Canada et la Fondation Bill et Melinda Gates ont annoncé l'ICVV renouvelée.

La pierre angulaire de l'ICVV renouvelée consiste en une nouvelle Alliance de recherche et de développement qui permettra au Canada de contribuer grandement aux efforts mondiaux de mise au point de vaccins de prévention du VIH sûrs, efficaces, à prix abordable et accessibles dans le monde entier. L'Alliance se veut un réseau canadien qui rassemblera les meilleurs chercheurs des secteurs public et privé de même que la communauté internationale en vue d'élaborer des solutions novatrices pour faire face aux défis associés à la mise au point d'un vaccin contre le VIH. Pour de plus amples renseignements sur l'Alliance, consultez le site.

La consultation vise à obtenir des commentaires sur la meilleure façon de mettre en œuvre l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV et son Bureau de coordination, de même que la meilleure façon pour l'Alliance de contribuer à l'atteinte des objectifs prioritaires du plan stratégique scientifique 2010 de l'Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH.

Les commentaires des intervenants canadiens et internationaux seront sollicités par l'entremise d'une approche en trois volets :

  1. Consultation en ligne (destinée à la communauté élargie);
  2. Réunion en personne qui se tiendra à Ottawa le 23 septembre 2010 (axée sur un petit groupe d'intervenants clés comme les groupes communautaires canadiens de prévention du VIH, les établissements de recherches menant des activités de mise au point d'un vaccin contre le VIH, les organisations de lutte contre les maladies infectieuses et le secteur privé);
  3. Entrevues individuelles (avec un petit nombre d'intervenants internationaux choisis).

Un rapport sommaire des résultats de la consultation sera publié sur le site Web de l'ICVV une fois la consultation terminée. La publication de ce rapport sera suivie du lancement de l'invitation à présenter des demandes en vue de mettre sur pied et mettre en œuvre un Bureau de coordination qui aidera à l'établissement et au fonctionnement de l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV.

Veuillez nous transmettre vos commentaires et suggestions en réponse aux questions ci-dessous par courriel, à l'adresse suivante : secretariat@phac-aspc.gc.ca.

Questions de la consultation

Information sur le répondant :

  1. Veuillez désigner votre domaine de travail, votre intérêt ou votre implication relativement à l'initiative (p. ex. spécialiste en recherche clinique ou chercheur en milieu universitaire canadien, membre du personnel d'une organisation non gouvernementale ou de santé publique, personne vivant avec le VIH/sida, etc.) :
  2. (facultatif) Veuillez nous transmettre votre nom et vos coordonnées :

À propos de l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV

  1. Quels sont selon vous les plus importants facteurs qui contribueront à la mise sur pied réussie de l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV?
  2. Dans le contexte canadien et international, quels sont les acteurs clés (personnes ou organisations) qui devraient faire partie de l'Alliance et de quelle façon ceux-ci peuvent-ils contribuer au succès de l'Alliance?

À propos du bureau de coordination de l'Alliance

  1. Quels sont selon vous les plus importants facteurs (p. ex. principes directeurs) qui contribueront à la réalisation du mandat du Bureau de coordination de l'Alliance?
  2. Y a-t-il des modèles de pratiques exemplaires que devrait adopter le Bureau de coordination de l'Alliance dans le cadre de la réalisation de son mandat (p. ex. structure organisationnelle et fonctionnement)? À qui pouvons-nous nous adresser afin d'en apprendre davantage au sujet de ces pratiques exemplaires?

Merci de votre collaboration.

Veuillez transmettre vos réponses à l'adresse suivante : secretariat@phac-aspc.gc.ca au plus tard le 5 octobre 2010.

Pour des renseignements supplémentaires, veuillez consulter les références suivantes :
Protocole d'entente entre le gouvernement du Canada et la Fondation Bill et Melinda Gates
Le gouvernement du Canada annonce une Alliance pour mener la lutte mondiale contre le VIHExternal Link
Fiche de renseignements de l'ICVV
Invitation à présenter des demandes

Annexe 2

Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV)
consultation sur l'alliance de recherche et de développement contre le vih de l'icvv
Jeudi 23 septembre 2010 (de 8 h 30 à 16 h 30)
Hôtel Delta, 361, rue Queen, salle Delta B, Ottawa (Ontario)

Objectifs de l'événement :

1) Donner de l'information sur l'ICVV renouvelée, l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV et le Bureau de coordination de l'Alliance

2) Donner aux intervenants l'occasion d'émettre leurs commentaires sur :

  1. La meilleure façon de mettre en œuvre la nouvelle Alliance de recherche et de développement de l'ICVV
  2. La meilleure façon de mettre en œuvre le Bureau de coordination de l'Alliance afin qu'elle réalise son mandat
Ordre du jour de la réunion en personne - 23 septembre 2010
HEURE SUJET/ACTIVITÉS CONFÉRENCIER/
PERSONNE-RESSOURCE
8 h - 8 h 30 Inscription, réseautage et rafraîchissements  
8 h 30 - 8 h 45 Ouverture et mot de bienvenue Dr Rainer Engelhardt, sous-ministre adjoint, prévention et contrôle des maladies infectieuses, ASPC
8 h 45 - 9 h Introduction et aperçu de la journée Animateur
9 h - 9 h 45 Aperçu de l'ICVV, de l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV et du Bureau de coordination de l'Alliance
  • Présentation suivie d'une période de questions dirigée par l'animateur
Dr Howard Njoo, directeur général, Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections, ASPC
9 h 45 - 10 h Présentation de la discussion en petits groupes Animateur
10 h - 10 h 20 Pause santé  
10 h 20 - 11 h 45 Quels seront les facteurs de la réussite de l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV?
  • Discussion en petits groupes
Principaux sujets de discussion : 1) Principaux facteurs de succès de l'Alliance (et modèles desquels on peut s'inspirer)
2) Acteurs clés et leur contribution
3) Favoriser l'engagement de tous et maintenir cet engagement
4) La contribution potentielle unique du Canada pour atteindre l'objectif mondial de mettre au point des vaccins contre le VIH sûrs et efficaces.
Animateur, tous
11 h 45 - 13 h Déjeuner
Présentation sur téléconférence de la Fondation Bill et Melinda Gates
  • Stratégie VIH 2012-2016
José Esparza, conseiller principal sur les vaccins contre le VIH et Siobhan Malone, agent de programme, FBMG
13 h - 13 h 40 Assemblée plénière sur les discussions de l'avant-midi
Présentation des discussions de l'après-midi
Animateur, tous
13 h 40 - 14 h 30 Comment le Bureau de coordination de l'Alliance (BCA) peut-il être mis en œuvre de la meilleure façon possible afin qu'il remplisse son mandat?
  • Discussion-café en petit groupe : partie 1
Sujet A) Quels seront les principaux facteurs qui permettront au BCA de réaliser son mandat? Y a-t-il des pratiques exemplaires que l'on pourrait mettre en œuvre ou des modèles desquels s'inspirer?
Sujet B) Quels devraient être les principales responsabilités du BCA et les principes directeurs qui guideront son fonctionnement?
Animateurs/Spécialistes invités, tous
14 h 30 - 14 h 35 Rotation des groupes  
14 h 35 - 15 h 20 Discussion-café en petits groupes : partie 2 Animateurs/spécialistes invités, tous
15 h 20 - 15 h 35 Pause santé  
15 h 35 - 16 h 10 Assemblée plénière finale Animateur
16 h 10 - 16 h 30 Résumé et remarques finales Animateur et ASPC

 

Annexe 3

 

Liste des participants - réunion de consultation du 23 septembre 2010

consultation sur l'alliance de recherche et de développement de l'ICVV

Liste des participants - 23 septembre 2010
Intervenants
Naveen Anand
Président-directeur général
Pan-Provincial Vaccine Enterprise (PREVENT)
Luis Barreto, vice-président
Immunization and Science Policy
Sanofi Pasteur Ltd.
Michel G. Bergeron, professeur
Centre de recherche en infectiologie (CRI)
Université Laval
Nicole Bernard
Faculté de médecine
Université McGill
Louise Binder, présidente
Conseil canadien de surveillance et d'accès au traitement
John Borody, président et chef de la direction
International Centre for Infectious Diseases
Mark Brockman
Professeur agrégé
Faculté de biologie et de biochimie moléculaires
Université Simon Fraser
David S. Burt
Chef de la recherche et directeur de site
GSK Biologicals Amérique du Nord
Bill Cameron
Président, Association canadienne de recherche sur le VIH et professeur de médecine de l'Université d'Ottawa à l'Hôpital d'Ottawa
Jeremy Carver
CEO et CSO
Consortium international sur les Thérapies Antivirales
Université Trent
Éric Cohen
Directeur de l'Unité de recherches
Institut de recherches cliniques de Montréal
Marnie Davidson
Coordonnatrice de projet, Technologies de prévention du VIH
Association canadienne de santé publique
Francisco Diaz-Mitoma
(Cofondateur et conseiller)
Variation Biotechnologies Inc.
Monique Doolittle-Romas
Directrice générale
Société canadienne du sida
Keith Fowke, Professeur
Department of Medical Microbiology & Community Health Sciences
Laboratory of Viral Immunology
Université du Manitoba
Robert Geneau, administrateur de programme principal
Initiative de recherche en santé mondiale
Centre de recherche pour le développement international
Amine Kamen
Chef de groupe
Technologie des cellules animales
Conseil national de recherche du Canada
C. Yong Kang
Professeur de virologie
Department of Microbiology and Immunology
Schulich School of Medicine and Dentistry
University of Western Ontario
Renée Larocque, Agente de programme
Initiative de recherche en santé mondiale
Centre de recherches pour le développement mondial
Robert Lorway
Professeur adjoint
Department of Community Health Sciences
Université du Manitoba
Marc Mansour
Vice-président, R&D
ImmunoVaccine Technologies Inc.
Gibril Muddei
Directeur, Politique et recherche
BIOTECanada
Stephanie A. Nixon, professeur adjoint
Social & Behavioural Health Sciences
Department of Physical Therapy
Dalla Lana School of Public Health

Université de Toronto
Bob O'Neill
Directeur général
Association canadienne de recherche sur le VIH
Michel Ouellet, directeur de projet et professeur auxiliaire, Laboratoire d'Immuno-Rétrovirologie humaine, Centre de recherche en infectiologie,
Université Laval
Jim Pankovich
Chef de la direction scientifique
Réseau canadien pour les essais VIH des IRSC
James Richards, directeur général
Conseil national de recherche du Canada
Institut des sciences biologiques du CNRC
Tim Rogers, directeur
Échange du savoir, Réseau canadien d'info-traitements sida
Ken Rosenthal, directeur
Pathology & Molecular Medicine
Université McMaster
Paul Sandstrom, directeur
Laboratoires nationaux du VIH et de rétrovirologie, Agence de la santé publique du Canada
Wendy Schettler
Directrice des programmes de santé publique
International Centre for Infectious Diseases
Walter Schlech, professeur adjoint
Microbiologie et immunologie
Université Dalhousie
Dan Sinai
Associate Vice-President of Research
University of Western Ontario
Nicci Stein
Directrice générale
Coalition interagence sida et développement
Louis-Philippe Vézina
Chef de la direction scientifique
Médicago Inc.
 
Gouvernement du Canada - ministères et organismes participant à l'ICVV
Rainer Engelhardt, sous-ministre adjoint, Direction générale de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses
Agence de la santé publique du Canada
Howard Njoo, directeur général
Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections
Agence de la santé publique du Canada
Steven Sternthal, directeur
Bureau de vaccin contre le VIH
Agence de la santé publique du Canada
Lilja Jónsdóttir, analyste principal de la politique
Bureau de vaccin contre le VIH
Agence de la santé publique du Canada
Christine Cryan, consultante de programme
Bureau de vaccin contre le VIH
Agence de la santé publique du Canada
Patricia Milsom, consultante de programme
Bureau de vaccin contre le VIH
Agence de la santé publique du Canada
Gillian Badger, conseillère en communications
Division des affaires publiques
Agence de la santé publique du Canada
Marc Ouellette, directeur scientifique
Instituts des maladies infectieuses et immunitaires
Instituts de recherche en santé du Canada
Jennifer Gunning, directrice associée
Initiatives de recherche sur le VIH/sida, Institut des maladies infectieuses et immunitaires
Instituts de recherche en santé du Canada
Andrew Matejcic, directeur associé
HIV/AIDS Initiatives, Institut des maladies infectieuses et immunitaires
Instituts de recherche en santé du Canada
Cathy Parker, directrice
Direction générale des produits de santé et des aliments
Santé Canada
Christine Harmston, Analyste principale des politiques
Direction des affaires internationales
Santé Canada
Christine Reissmann, directrice par intérim
Division de la programmation du SIDA, de la tuberculose et des institutions de la santé
Agence canadienne de développement international
Amrita Paul, gestionnaire par intérim
Unité du SIDA et des institutions de la santé
Agence canadienne de développement international
Renee McKenzie, analyste
Unité du SIDA et des institutions de la santé
Agence canadienne de développement international
Robert Main, directeur principal
Climat concurrential des affaires
Industrie Canada
Hélène Forest, analyste des politiques
Direction générale des industries de la vie
Industrie Canada
 
Fondation Bill et Melinda Gates (par téléconférence)
Dr José Esparza, conseiller principal sur les vaccins contre le VIH, Programme de santé mondiale Siobhan Malone, agente de programme
Programme de santé mondiale
Animateurs
Sue Cass, associée principale
Un seul monde inc..
Tim Fleming, directeur général
Un seul monde inc.
Beth Allan, associée principale
Un seul monde inc.
 

 

Annexe 4 

Liste des répondants clés

NOTE - 14 personnes ont été interrogées, soit :

Chercheurs cliniciens (2), bailleurs de fonds (2), ONG/Instituts de recherche (canadiens et internationaux) (5), Industrie (1), chercheurs en milieu universitaire (4)

Liste finale des personnes interrogées dans le cadre de la consultation sur l'alliance de recherhe et de développement de l'ICVV
Au Canada
Dr Scott Halperin
Directeur, Canadian Center for Vaccinology
Université Dalhousie
Halifax (N.-É.)
Dr Michael Grant
Professeur d'immunologie
Université Memorial
St-John's (T.-N.-L)
Andrew D. Taylor (directeur général) et Rebecca Lackman (agente de programme)
McLaughlin-Rotman Centre for Global Health, University Health Network et Université de Toronto
Dr Andrew Potter
Directeur et PDG
Vaccine and Infectious Disease Organization (VIDO)
International Vaccine Centre

Saskatoon (Sask.)
Dr Mark Wainberg
Directeur et professeur de biologie moléculaire
Université McGill
Montréal (Québec)
Dr Richard Harrigan, directeur, Virology Laboratory, B.C. Centre for Excellence in HIV/AIDS
Dr Robert Peterson, directeur général
Réseau sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments (RIEM)
Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)
Ottawa (Ont.)
Dr Jonathan Angel, scientifique chevronné
Programme des maladies chroniques, Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa
Université d'Ottawa
Ottawa (Ont.)
International
Siobhan Malone (agente de programme) et
Dr Jose Esparza (conseiller principal), HIV Vaccines, Global Health Program
Dr Seth Berkley
Président et PDG
International AIDS Vaccine Initiative (IAVI)
New York, NY
Mitchell Warren
Directeur exécutif
AIDS Vaccine Advocacy Coalition (AVAC)
New York, NY
Dr Mark Feinberg, vice-président, Medical Affairs & Policy, Vaccine Department
Merck US
West Point, PA

 

Annexe 5

 

Scénario d'entrevue des répondants

Alliance de recherche et de développement de l'ICVV
guide d'entrevue

Nom du répondant :

Coordonnées :

Date/heure de l'entrevue :

Interrogé par :   

Champ professionnel du répondant, ses intérêts ou son engagement relativement à cette initiative (p. ex. chercheur-clinicien ou en milieu universitaire, membre d'une ONG ou d'un organisme de santé publique, personne vivant avec le VIH ou le sida, etc.) :

SCÉNARIO

Introduction (donner un résumé s'il y a lieu) :

Nous vous remercions d'accepter de passer cette entrevue. (s'il y a lieu) Je m'appelle et je suis conseiller principal chez Un seul monde inc., une société d'experts-conseils indépendante d'Ottawa qui a le mandat de réaliser une consultation auprès d'intervenants clés sur les éléments de l'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV) renouvelée. Ce processus de consultation a été commandé par l'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV) et les ministères et organismes qui y participent, dont :

  • L'Agence canadienne de développement international,
  • L'Agence de la santé publique du Canada,
  • Industrie Canada,
  • Instituts de recherche en santé du Canada,
  • Santé Canada,
  • Fondation Bill et Melinda Gates

Comme vous le savez, l'Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVV) renouvelée prévoit la création d'une nouvelle Alliance de la recherche et de développement de l'ICVV qui permettra au Canada de contribuer grandement aux efforts mondiaux de mise au point de vaccins de prévention du VIH sûrs, efficaces, à prix abordable et accessibles dans le monde entier. L'Alliance se veut un réseau canadien qui rassemblera les meilleurs chercheurs des secteurs public et privé de même que la communauté internationale en vue d'élaborer des solutions novatrices pour faire face aux défis associés à la mise au point d'un vaccin contre le VIH. L'Alliance sera appuyée dans ses actions par un Bureau de coordination de l'Alliance (BCA).

La consultation que nous menons vise à obtenir des commentaires sur la meilleure façon de mettre en œuvre l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV et son Bureau de coordination, de même que la meilleure façon pour l'Alliance de contribuer à l'atteinte des objectifs prioritaires du plan stratégique scientifique 2010 de l'Entreprise mondiale pour un vaccin contre le VIH.

Nous souhaitons recueillir les commentaires d'intervenants canadiens et internationaux par l'entremise de trois méthodologies :

  • Consultation en ligne (destinée à la communauté élargie) qui se terminera le 5 octobre;
  • Réunion en personne qui s'est tenue le 23 septembre 2010 à Ottawa (axée sur un petit groupe d'intervenants clés comme les groupes communautaires canadiens de prévention du VIH, les établissements de recherches menant des activités de mise au point d'un vaccin contre le VIH, les organisations de lutte contre les maladies infectieuses et le secteur privé);
  • Entrevues individuelles (avec un petit nombre d'intervenants internationaux choisis, comme vous-même).

Un rapport sommaire des résultats de la consultation sera publié sur le site Web de l'ICVV une fois la consultation terminée, et vos commentaires sont essentiels pour nous permettre de produire ce rapport sommaire.

La publication de ce rapport sera suivie du lancement de l'invitation à présenter des demandes qui aidera à l'établissement et au fonctionnement du Bureau de coordination de l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV. Avez-vous eu l'occasion de revoir l'ébauche de l'invitation à présenter des demandes? (Remarque : portez attention particulièrement à la section 2.0 - p. 8-9).

Nous accordons beaucoup d'importance à vos commentaires et serons heureux de recevoir vos commentaires sur cette nouvelle Alliance et le Bureau de coordination qui doivent être mis en œuvre prochainement. Pendant l'entrevue, je prendrai des notes détaillées. Soyez franc et direct dans vos commentaires. Nous vous assurons que le rapport final ne fera aucune mention de l'origine des commentaires exprimés.

Avant de commencer l'entrevue, avez-vous des questions?

QUESTIONS DE L'ENTREVUE :

À propos de l'Alliance de recherche et de développement de l'ICVV

Ma première série de questions porte sur la mise en œuvre de l'Alliance elle-même.

1. Quels sont selon vous les plus importants facteurs qui contribueront à la mise sur pied réussie de cette nouvelle Alliance de recherche et de développement de l'ICVV, c.-à-d. un réseau qui réunira les meilleurs chercheurs des secteurs public et privé de même que la communauté internationale en vue d'élaborer des solutions novatrices pour faire face aux défis associés à la mise au point d'un vaccin contre le VIH?

Questions d'approfondissement :

  • Qu'est-ce qui permettrait à ce réseau d'être unique, c.-à-d. d'avoir une valeur ajoutée unique?
  • Quels devraient être les objectifs prioritaires de cette Alliance?
  • Quels sont les facteurs (actuels ou potentiels) susceptibles d'empêcher la mise en œuvre réussie de cette nouvelle Alliance?
  • Que devrait-on faire pour contrer ces facteurs d'échec?

2. Qui sont les acteurs clés qui devraient faire partie de cette Alliance?

Questions d'approfondissement :

  • Qui sont les acteurs clés au Canada?
  • Quels partenaires internationaux devraient participer à cette Alliance?
  • Pour quelles raisons leur participation est-elle importante?

3. Comment ces acteurs clés peuvent-ils contribuer au succès de l'Alliance?

Questions d'approfondissement :

  • Quel rôle pourraient jouer ces divers partenaires?
  • Selon vous, ces divers collaborateurs devraient-ils jouer un rôle d'égale importance ou leur participation devrait-elle être de niveau différent?
  • Avez-vous des suggestions quant aux critères d'admissibilité des membres de l'Alliance?

4. Comment peut-on s'assurer de l'engagement continu des membres de l'Alliance?

Questions d'approfondissement :

  • Quels sont les facteurs susceptibles qui feront en sorte que votre participation sera continue?
  • Connaissez-vous d'autres modèles d'alliance qui ont réussi à assurer la participation continue de leurs membres? Quels sont les facteurs expliquant cette réussite?

5. Avez-vous d'autres commentaires sur la mise en œuvre de la nouvelle Alliance de recherche et de développement de l'ICVV?

À propos du Bureau de coordination de l'Alliance

J'aimerais avoir votre opinion sur le Bureau de coordination de l'Alliance. Ce bureau assurera les fonctions administratives de l'Alliance et en constituera le centre des communications et de coordination. Il fonctionnera indépendamment des bailleurs de fonds, mais leur sera justiciable. Des 60 millions $ alloués à l'ICVV renouvelée sur une période de cinq ans, jusqu'à trois millions seront alloués à la mise en œuvre et à l'administration du Bureau de coordination de l'Alliance (voir p. 10-11 de l'Invitation à présenter des demandes).

6. Selon vous, quels sont les principaux facteurs qui permettront au Bureau de coordination de l'Alliance de réaliser son mandat?

 

Questions d'approfondissement :

  • Dans le contexte actuel, est-ce que vous estimez que les objectifs et le mandat de haut niveau du Bureau sont suffisamment clairs? Sinon, que devrait-on y changer avant de lancer l'invitation à présenter des demandes?
  • Quels sont les facteurs (actuels ou potentiels) susceptibles d'empêcher le Bureau de coordination de l'Alliance de réaliser son mandat?
  • Que devrait-on faire pour contrer ces facteurs d'échec?
  • Avez-vous des suggestions afin que les structures de gouvernance et de prise de décision soient les plus efficaces et efficientes possible, relativement au rôle des organismes consultatifs, etc. ?
  • D'après votre expérience, quelles seraient les principales qualités requises pour assurer le leadership du Bureau de coordination de l'Alliance?

7. Certains principes directeurs ont été élaborés dans l'ébauche d'invitation à présenter des demandes pour le BCA. Avez-vous eu l'occasion de consulter ces principes directeurs (sinon, veuillez consulter la page 8 de l'invitation à présenter des demandes)? Pour que le  Bureau de coordination de l'Alliance (BCA) remplisse son mandat, avez-vous des suggestions sur la façon de renforcer les principes directeurs actuellement décrits dans l'ébauche de l'invitation à présenter des demandes du BCA ou tous les principes supplémentaires que le BCA devrait respecter?

Questions d'approfondissement :

  • Pour quelles raisons ces changements sont-ils importants?

8. Les principales responsabilités du Bureau de coordination de l'Alliance sont également indiquées. Avez-vous eu l'occasion de les consulter (sinon, veuillez vous référer de nouveau à la page 8)? Selon vous, est-ce que l'ébauche d'invitation à présenter des demandes pour le BCA regroupe toutes les responsabilités que devrait assumer le Bureau?

Questions d'approfondissement :

  • Avez-vous des propositions de changement?

9. Selon vous, y a-t-il des modèles de pratiques exemplaires qui devraient être adoptées par le BCA afin qu'il réalise son mandat, par exemple pour ce qui concerne sa structure organisationnelle ou sa structure de fonctionnement?

Questions d'approfondissement :

  • À qui devrait-on s'adresser pour en savoir plus sur ces pratiques exemplaires?

10. Avez-vous d'autres commentaires sur le mandat et les activités proposés du nouveau Bureau de coordination de l'Alliance?

11. Avez-vous d'autres commentaires?

CONCLUSION

Nous vous remercions encore de nous avoir fait part de vos commentaires. Nous apprécions votre participation. Comme nous l'avons souligné précédemment, un rapport faisant état des résultats de notre consultation sera disponible prochainement sur le site de l'ICVV.